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La Dépêche de Tahiti toujours en sursis

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Ce jeudi matin, la cour d’appel de Papeete a examiné l’appel de la décision demandant la liquidation de la Dépêche de Tahiti. L’avocat du média s’en est simplement "rapporté à la sagesse de la cour".

Publié le 10/03/2022 à 16:00 - Mise à jour le 10/03/2022 à 16:09
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Ce jeudi matin, la cour d’appel de Papeete a examiné l’appel de la décision demandant la liquidation de la Dépêche de Tahiti. L’avocat du média s’en est simplement "rapporté à la sagesse de la cour".

Conformément au plan de continuation de l’activité de la Dépêche de Tahiti, la société devait respecter trois échéances de paiement : une première de 40 millions de Fcfp qui a déjà été réglée, une seconde de 45 millions de Fcfp qui n’a pas été réglée en 2021 à cause de la situation économique de la Dépêche de Tahiti. La troisième qui devait être réglée en janvier 2022 ne pourra pas être soldée.

Pour Emmanuel Mitaranga, l’avocat des salariés qui avaient conduit à la demande de liquidation de la société, le dossier de la défense reste incomplet pour avoir une meilleure visibilité : “Dans le dossier qui est présenté à la cour, on n’a pas d’éléments, il n’y a pas de bilans comptable qui sont versés ni pour 2019, ni pour 2020, ni pour 2021. On a une liste du personnel qui est de 2020 alors qu’on est en 2022, et en plus, on omet de préciser que certaines subventions ont été perçues par la Dépêche. Donc j’estime que la cour ne peut pas se prononcer en l’état. Et une autre procédure est actuellement enrôlée devant la cour d’appel et qui concerne une créance de 60 millions, et à mon avis, il est important d’attendre l’issue de ce litige pour se prononcer sur la liquidation de la Dépêche”.

“Ce que nous avons indiqué à la cour, c’est que malheureusement, compte tenu de la situation économique de la Polynésie et du monde entier, nous n’avons pas été capable de payer la troisième échéance du plan. A partir du moment où cette échéance du plan n’est pas payé, en théorie, -et c’est pour ça que j’ai demandé à la sagesse de la cour de statuer, c’est-à-dire que la cour doit constater qu’économiquement il y a ce problème, et en tirer les conséquences de droit” a indiqué de son côté Jean-Michel Vergier, avocat de la Dépêche de Tahiti.

La cour d’appel rendra sa décision le 28 avril.

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