mardi 28 septembre 2021
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Assises : jugé pour des viols sur son ex-compagne sous la menace de couteaux

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Un homme est jugé depuis ce mercredi matin pour viols sous la menace d’une arme et violences. En mai 2018 à Rangiroa, il avait abusé de son ex-compagne après l’avoir menacée avec des couteaux. L’homme qui reconnait les faits a pris du recul en prison et mesure la gravité de ses actes selon son avocat. Compte-rendu d'audience.

Publié le 03/03/2021 à 16:52 - Mise à jour le 03/03/2021 à 16:53
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Un homme est jugé depuis ce mercredi matin pour viols sous la menace d’une arme et violences. En mai 2018 à Rangiroa, il avait abusé de son ex-compagne après l’avoir menacée avec des couteaux. L’homme qui reconnait les faits a pris du recul en prison et mesure la gravité de ses actes selon son avocat. Compte-rendu d'audience.

Elle se souviendra longtemps de cette nuit du 19 au 20 mai 2018. En rentrant chez elle à Avatoru, sur l’atoll de Rangiroa, la victime se retrouve face à son ex-compagnon qui l’attend.

L’homme de 36 ans aujourd’hui est ivre et armé de couteaux. Il l’entraîne dans la maison, la blesse légèrement avec ses armes et la menace de mort. Le trentenaire est persuadé qu’elle entretient une liaison avec son frère.

Durant la nuit, il abuse par deux fois de sa victime, tétanisée par la peur. Celle-ci parvient finalement à s’échapper lorsque son ravisseur sort le lendemain acheter une bouteille d’alcool. Les gendarmes immédiatement sont alertés. Quand ils arrivent au domicile, l’homme a répandu plusieurs litres d’essence avec l’intention de s’immoler dira-t-il. Aujourd’hui, sa victime est encore traumatisée par ce qu’elle a enduré. “Elle s’est vue mourir et aujourd’hui, deux ans après, elle a toujours des craintes au moindre bruit, au moindre coup de vent, dans la nuit. Ce qu’elle souhaite avant tout c’est que monsieur soit interdit de Rangiroa, même si elle sait pertinemment que ça ne pourra jamais être à vie, explique l’avocate de la victime, Me Solenne Rebeyrol. Néanmoins, elle cherche la tranquillité d’esprit aujourd’hui.”

Une jalousie maladive en lien avec une enfance chaotique dans une famille toxique. C’est l’explication avancée par l’avocat de l’accusé Me Edouard Varrod, pour tenter d’expliquer son passage à l’acte. “On voit que dans toute la famille, le schéma s’est reproduit. C’est-à-dire que, c’est ce que sa soeur nous a dit à l’audience aujourd’hui, lui comme ses frères, consomme à outrance de l’alcool, ressentent une jalousie excessive vis-à-vis de leurs compagnes. On est dans un schéma de reproduction de violences et de non-dits qui perdurent depuis des générations et des générations.”

En détention provisoire depuis près de 3 ans, le trentenaire dit avoir changé aujourd’hui grâce à des entretiens fréquents avec une psychologue. Son procès doit s’achever demain jeudi. Il risque 20 années de réclusion criminelle.

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