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Un pédophile condamné à sept ans de prison ferme

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Publié le 02/04/2018 à 14:24 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:17
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Se disant très croyant, l’homme n’a pas lâché son chapelet des doigts tout au long de l’audience. Il y comparaissait pour des fellations et autres attouchements commis sur trois jeunes garçons de deux familles différentes, en 2006, puis en 2015.

Des foyers qui l’avait pourtant accueilli pour lui venir en aide. Mais à la barre, l’homme tombe le masque, avouant qu’il cherchait avant tout à intégrer ces familles pour être en contact leurs enfants.

« C’est une stratégie. Je m’introduis dans une famille en faisant semblant que je vais l’aider (…) Quand je vois un enfant, je n’arrive pas à m’en passer. Il faut que je touche. Mais je le regrette sincèrement », souffle-t-il.

D’ailleurs, l’homme a expliqué lors de l’audience qu’il avait agi de la sorte dans de multiples familles, laissant entendre qu’il aurait fait bien d’autres jeunes victimes. Plusieurs procédures le concernant sont en cours au palais de justice.

L’expert psychologue qui s’est entretenu avec lui fait part de ses craintes de récidive, relevant chez le trentenaire des « pulsions pédophiliques intenses et peu contrôlables ».

Interrogé par le président du tribunal sur ce qu’il attendait de l’une de ses victimes, âgée de neuf ans au moment des faits, il explique sur un ton glaçant : « J’ai voulu aller plus loin. Coucher avec lui. Qu’il soit à moi, rien qu’à moi ».

Abusé lui-même dans son enfance par son père adoptif, celui qui est à son tour devenu un « prédateur », pour reprendre les termes de l’accusation, a été écroué à la prison de Tatutu dès sa condamnation à sept ans de prison prononcée.

Son nom figure désormais au sein du fichier national des auteurs d’infractions sexuelles et, une fois libre, il aura interdiction d’être en contact avec des mineurs. Il devra enfin verser un total de 3,5 millions de dommages et intérêts à ses victimes.

J-B. C. 

 
 

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