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Pour fuir son ex qui la harcèle, elle s’installe en Polynésie….et il la suit

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Publié le 18/02/2019 à 13:48 - Mise à jour le 07/06/2019 à 16:36
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Le couple vivait en union libre depuis plusieurs années en Europe. Mais après avoir été violenté par son compagnon, la jeune femme avait décidé de rompre. Et pour s’éloigner le plus possible de son ex, elle avait décidé de poser ses valises aux antipodes, à Tahiti.

Mais en juillet dernier, son ex-conjoint la recontacte et lui dit qu’il a réservé un vol et un hôtel au fenua. La jeune femme s’empresse alors de s’installer à Raiatea pour le semer. Et elle y trouve rapidement un emploi.

> Il la suit, à Raiatea aussi…

Mais l’homme apprend qu’elle se trouve sur l’île sacrée. Il y débarque et va à la rencontre des habitants, une photo de son ex à la main, pour tenter de la localiser. Ce qu’il parvient à faire facilement.

Il ne cessera alors de se rendre sur son lieu de travail, de lui passer des appels et de lui envoyer des messages, « parfois gentils », « parfois un peu plus durs », dixit le président du tribunal. Il abîmera également son véhicule, lui volera son vini et s’introduira dans sa maison.
 
> « Elle était dans la peur, suivie tout le temps »
 

« Elle a franchement vécu le pire. Elle était en totale insécurité. Je ne vais pas rappeler toutes les plaintes qu’elle a déposées. Elle était dans la peur, suivie tout le temps », a égrené l’avocate de la jeune femme.

Entendu durant la procédure par les gendarmes, le trentenaire, dépeint comme un beau parleur convaincant, avait donné une version toute autre. En substance : son ex était consentante à ce qu’ils restent en contact et sa présence en Polynésie était uniquement dû au fait qu’il avait toujours eu envie d’y séjourner. L’affaire avait d’ailleurs failli être classée.

Mais l’association d’aide aux victimes (L’APAJ), qui avait accompagné la jeune femme, avait témoigné du harcèlement qu’elle subissait. Ce qui a permis d’aboutir au procès.

« Il a du mal à admettre qu’il est toujours amoureux d’elle. Il souhaitait avoir une discussion avec elle qu’il n’a jamais eue. Il est certain qu’il a eu un comportement inadapté », a reconnu, ce mardi, l’avocate de l’harceleur.

Un homme qui a quitté il y a peu la Polynésie pour la Suisse. Et qui n’était donc pas présent à l’audience pour entendre sa condamnation.

J-B. C.

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