lundi 13 juillet 2020
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Où jeter les masques pour limiter la pollution ? Que faire de ceux en tissu ?

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La crise du Covid-19 entraîne avec elle de nouveaux comportements et surtout de nouveaux déchets tels que les gants en latex, les masques de protection... Jetables, oui, mais n'importe comment et n'importe où, non. Quant aux masques en tissu, plutôt que de les jeter, et si on leur donnait une nouvelle vie ?

Publié le 28/05/2020 à 11:41 - Mise à jour le 08/06/2020 à 15:24
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La crise du Covid-19 entraîne avec elle de nouveaux comportements et surtout de nouveaux déchets tels que les gants en latex, les masques de protection... Jetables, oui, mais n'importe comment et n'importe où, non. Quant aux masques en tissu, plutôt que de les jeter, et si on leur donnait une nouvelle vie ?


Si leur port est fortement recommandé pour limiter la propagation du Covid-19, il est tout autant recommandé de ne pas les jeter sur la voie publique ou en pleine nature. Les masques de protection font désormais partie intégrante de notre quotidien, pour une durée indéterminée, et en quelques mois déjà, ils polluent bien (trop) notre planète. En métropole, les éboueurs parisiens ont retrouvé des masques laissés à l’abandon, et qui peuvent en plus représenter un risque de contamination.


Dans la mer également, on a retrouvé à côté des habituelles bouteilles et pailles en plastique sur la Côte d’Azur : flacons de gels hydroalcooliques, gants en latex, masques de protection jetables…

Ça vous dit cet été de vous baigner avec le COVID 19…?Sachant que plus de 2 milliards de masques jetables ont été commandés,bientôt il risque d'y avoir plus de masques que de méduses dans les eaux de la Méditerranée…!Il en va de la responsabilité de chacun afin d'éviter cette nouvelle pollution mais aussi de nos élus,députés et pouvoirs publics. En effet depuis plusieurs années certaines communes essaient de lutter contre toutes ces incivilités qui détruisent nôtre environnement et nôtre santé à long terme,il serait donc peut être temps d'unir toutes les bonnes initiatives afin résoudre le plus rapidement et le plus fermement cette nouvelle pollution.La crise sanitaire nous a permis de voir le meilleur et le pire en nous,si nous ne faisons rien c'est le pire qui va arriver alors que c'est simplement une question de bon sens pour éviter tout celà.Je dirais simplement pour finir qu'un masque jetable ça se jette à la poubelle comme tout les autres déchets d'ailleurs.

Posted by Laurent Lombard on Saturday, May 23, 2020

Opération COVID 19 ce matin…ça y est les premiers masques jetables sont arrivés en Méditerranée…! C'était…

Posted by Opération Mer Propre on Saturday, May 23, 2020


« Ce n’est que le début et si rien ne change, ça va devenir un vrai désastre écologique et peut-être même sanitaire » a déclaré l’association Opération Mer Propre en métropole. Même en Asie, les détritus liés au Covid-19 commencent à envahir les eaux, comme on le voit à Hong Kong :

Les masques jetables contiennent bien du plastique qui met des centaines d'années à disparaitre lorsqu'ils sont jetés dans la nature…Combien de millions commandés pour la Polynésie ? 3 millions ?…

Posted by Te Ora Naho – FAPE on Monday, May 25, 2020
Covid-19 : des masques et gants jetés dans la nature partout dans le monde

Pendant ce temps-là, partout dans le monde, les masques et gants génèrent une nouvelle pollution plastique…

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Et en Polynésie, il n’y a pas de raison que l’on ne soit pas épargné : « Pourquoi cela n’arriverait pas ici ? Surtout que le masque est volatile, avec le vent, la pluie… » nous dit Sarah Dukhan de Zéro Déchet Tahiti, qui déplore une montée d’incivilités avec la crise et d’usage de plastique. Par exemple, nombreux sont ceux durant les mois de confinement à avoir vu des ananas emballés individuellement dans du plastique dans les supermarchés ou encore des « salad bar » transformés en barquettes en plastique individuelles. Une bonne nouvelle malgré tout est tombée il y a quelques semaines : l’assemblée de la Polynésie a voté en séance plénière l’interdiction des sacs en plastique à usage unique.

Privilégier les masques en tissu, et bien jeter ceux dits « en papier » mais qui sont en fait… en plastique

La décomposition des masques chirurgicaux et FFP2 dans la nature prendrait environ 450 ans, soit quasiment autant qu’un sac plastique. Ces masques sont réalisés à partir de polypropène non tissé -un dérivé du pétrole. C’est un polymère qui s’apparente à du plastique et que l’on retrouve dans les couches, les serviettes hygiéniques… Sans compter que les masques jetables contiennent également de l’acier pour les barrettes nasales et des élastiques. Ces masques ne sont donc non biodégradables et non recyclables. Et venant souvent de Chine, leur transport est aussi source de pollution.

[ Covid-19 : Orgie de plastique et incivilités ] Les masques chirurgicaux ne sont pas en papier mais en PLASTIQUE…

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[ Masque jeté en pleine nature : un piège mortel pour cet oiseau ]Voici un triste exemple de l'impact que peuvent…

Posted by Plastic Attack France on Monday, May 18, 2020


Un consortium d’institutions scientifiques, dont le CNRS (plus d’infos ICI), travaille au recyclage de ces masques en vue d’une réutilisation : passage à l’autoclave (vapeur sous pression) à 121 °C, irradiation par rayons gamma… Des solutions qui restent peu accessibles au grand public. Au Canada, la Fondation David Suzuki propose une production de masques compostables. Toujours au Canada, des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont conçu un masque à partir de différentes de bois biodégradables.


À moins d’être un professionnel de la santé ou une personne malade ou en contact avec un malade, les masques en tissu -réutilisables et fabriqués localement- sont ainsi à privilégier afin de diminuer son empreinte environnementale.

Lire aussi > Covid-19 : des masques en papier pour se protéger

Pour les masques « jetables » après quelques heures d’utilisation, il ne faut surtout pas les jeter dans les toilettes, mais dans les poubelles. Chaque masque doit être mis dans un sac poubelle dédié, résistant, et disposant d’un système de fermeture fonctionnelle, puis conservé 24 heures. Il peut ensuite être jeté dans le sac poubelle à ordures ménagères, puis dans le bac gris. Il ne faut surtout pas les mettre dans le bac vert, puisqu’il ne se recycle pas, indique Benoit Layrle, directeur du syndicat Fenua Ma.

Les personnes positives au Covid-19 qui portent un masque, ont elles à leur disposition des sacs jaunes destinés aux déchets hospitaliers.

« Évitez de disséminer le virus et évitez surtout de polluer l’environnement. Prenez le temps de jeter vos masques dans les poubelles et déchetteries, afin qu’ils soient bien traités. »

Jacques Raynal, ministre de la Santé

Du côté des masques en tissu, quand ils ne sont plus utilisables car trop lavés, troués ou encore déchirés, les consignes sont les mêmes que pour les autres masques : direction le bac gris. Sauf si on souhaite leur donner une seconde vie et leur éviter le sort tragique de la poubelle.

Sarah Dukhan, de Zéro Déchet Tahiti, préconise par exemple d’en faire des petits mouchoirs, des lingettes, des torchons, des serviettes de bain ou même du lange pour bébé, et pourquoi pas, une couverture en patchwork de masques pour son fidèle compagnon à 4 pattes ?

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Sur les traces de l’empreinte carbone

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Taxer le sucre est-il efficace ?

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Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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