jeudi 13 août 2020
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Les artisans de Raiatea cherchent à sortir de la crise

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L’artisanat peine à sortir de la crise. L’activité est au point mort depuis le début du confinement. L’absence de touristes fait cruellement défaut. Malgré tout, les artisans de Raiatea s’accrochent et tentent même de nouvelles stratégies pour commercialiser leurs créations.

Publié le 21/06/2020 à 14:36 - Mise à jour le 21/06/2020 à 14:37
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L’artisanat peine à sortir de la crise. L’activité est au point mort depuis le début du confinement. L’absence de touristes fait cruellement défaut. Malgré tout, les artisans de Raiatea s’accrochent et tentent même de nouvelles stratégies pour commercialiser leurs créations.

Tehea Pambrun est artisane à Tumaraa. Elle exerce sa passion depuis plus de 50 ans. Un savoir-faire qu’elle a souvent promotionné en France, en Nouvelle-Calédonie, aux Etats-Unis, et dans nos archipels. Mais face à la crise, la suspension des vols internationaux et des rotations de paquebots de croisière, elle s’inquiète pour son activité.

Tehea Pambrun (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« Il n’y a personne qui vient, mais on est toujours là », souffle-t-elle. « Depuis le confinement jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu une vente, confie son époux, Jean-Yann Pambrun. Ma femme a le moral, elle se motive. Mais elle n’a même pas eu ne serait-ce que 5 francs dans sa caisse, rien du tout et c’est très très dur. »

Un fare du village des artisans de Uturoa. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

A Uturoa, une dizaine d’associations se partage les Fare du village des artisans. Mais comme en témoignent les portes fermées, beaucoup d’artisans n’ont pas repris, faute de clientèle.

« On a rouvert il y a deux semaines de ça, spécialement pour la fête des mères, explique Michelle Punaa, une artisane de ce village. Les mama passent, mais ce n’est pas vraiment leur priorité parce qu’il y a des factures en retard à payer. »

Michelle Punaa. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Pour pallier cette situation, Michelle tente une approche différente. « Soit on fait des packages déjà prêts ou alors on va essayer de proposer aux clients au moins quatre articles et c’est à eux à choisir pour le prix que nous on propose, poursuit-elle. Comme je suis couturière, je vais essayer aussi de faire un package pour la rentrée d’école, pour les enfants. »

De son côté, Tehea Pambrun ne s’arrête pas de créer pour autant. Les créations s’entassent dans les bacs et un peu partout dans sa maison. Elle et son mari ont également opté pour une stratégie nouvelle : la vente en ligne.

Pour l’heure, seul le Wind Spirit, un voilier de croisière, a prévu de faire escale à Raiatea, mais seulement au mois de septembre. Quant aux paquebots de grande capacité, cela reste encore une incertitude.

REPORTAGERony Mou-Fat

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