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Outre-mer : reprise économique “contrariée” en 2021, selon les banques centrales

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La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et l'explosion des prix des matières premières ont plombé l'économie des Outre-mer en 2021, qui ont vu leur reprise "contrariée", selon les banques centrales de ces territoires.

Publié le 12/05/2022 à 10:22 - Mise à jour le 12/05/2022 à 10:22
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La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et l'explosion des prix des matières premières ont plombé l'économie des Outre-mer en 2021, qui ont vu leur reprise "contrariée", selon les banques centrales de ces territoires.

Au premier semestre 2021, l’activité a connu une reprise significative dans l’ensemble de l’Outre-mer. “Ces évolutions se traduisent sur l’indicateur du climat des affaires IEDOM-IEOM par une hausse nette et globale, après la chute de 2020”, a indiqué jeudi l’Institut d’émission des départements d’outre-mer. 

“Cette reprise s’est poursuivie au second semestre, mais à un rythme moindre, signe d’une ‘reprise contrariée’ à la fois par la recrudescence de la pandémie de Covid-19 à mi-année et par les conséquences de la reprise mondiale sur les approvisionnements et les prix de l’énergie et des matières premières”, a souligné Marie-Anne Poussin-Delmas, présidente de l’IEDOM.

Mais certains territoires ou secteurs n’ont pas suivi cette orientation positive.

La Nouvelle-Calédonie est ainsi le seul territoire ultramarin qui n’a pas enregistré en 2021 de rebond post-Covid. Son économie a souffert des perturbations sociales autour de l’usine de nickel du sud de l’île, de l’incertitude institutionnelle et de la stratégie zéro Covid qui a isolé l’archipel et a bloqué une grande partie des échanges.

La Guadeloupe a elle enregistré un net repli de l’activité au quatrième trimestre, “conséquence directe des mouvements sociaux de fin d’année”, soulignent les banques centrales.

Enfin, le secteur du tourisme peine à redémarrer faute de visibilité dans tous les territoires, mais plus particulièrement aux Antilles et en Polynésie française qui en sont fortement dépendantes.

“Globalement pour l’Outre-mer, cette reprise contrariée se traduit néanmoins par une croissance qui permettra d’effacer en moyenne entre la moitié et les trois quarts de la perte d’activité de 2020 et même la totalité pour ce qui concerne l’Océan indien”, souligne l’IEDOM-IEOM.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie et la dégradation de la situation sanitaire en Chine risquent cependant de rendre “plus durables” les tensions inflationnistes apparues en fin d’année 2021, particulièrement sur les produits énergétiques, les matières premières, ainsi que sur certaines denrées alimentaires.

Pour assurer la “résilience des économies ultramarines” face aux chocs externes qui vont à nouveau les “mettre à l’épreuve en 2022”, l’IEDOM préconise de poursuivre les travaux d’infrastructures, de prolonger les mesures de soutien public, de préserver la cohésion sociale et de développer le tissu entrepreneurial pour créer de l’emploi.

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