mardi 28 septembre 2021
A VOIR

|

Hao : entre espoirs et inquiétudes, le projet aquacole toujours en suspens

Publié le

Où en est le projet aquacole de Hao ? Le projet de l’industriel chinois Wang Chen est-il tombé aux oubliettes ou a-t-il encore des chances de voir le jour, 8 ans après l’annonce de son installation en Polynésie ? Les habitants de Hao espèrent toujours des créations d’emplois… mais la société Tahiti Nui Océan Foods est toujours aux abonnés absents. Si le président du Pays a dit attendre des nouvelles dans les jours qui viennent, la population, elle oscille entre espoirs et désillusions.

Publié le 02/05/2021 à 8:24 - Mise à jour le 02/05/2021 à 12:44
Lecture 2 minutes

Où en est le projet aquacole de Hao ? Le projet de l’industriel chinois Wang Chen est-il tombé aux oubliettes ou a-t-il encore des chances de voir le jour, 8 ans après l’annonce de son installation en Polynésie ? Les habitants de Hao espèrent toujours des créations d’emplois… mais la société Tahiti Nui Océan Foods est toujours aux abonnés absents. Si le président du Pays a dit attendre des nouvelles dans les jours qui viennent, la population, elle oscille entre espoirs et désillusions.

Annoncé en 2012, le projet d’élevage de poisson de l’homme d’affaire Wang Chen s’établit à Hao en 2014. Un projet prometteur pour l’archipel des Tuamotu en mal d’emplois et d’axes de développement. Comme dans les autres atolls de l’archipel, la population vit principalement de la pêche et du coprah. Mais à l’heure actuelle, la Tahiti Nui Ocean food présentée comme la future ferme aquacole du monde n’avance pas.

Les habitants ont un avis plutôt partagé sur le projet. “Je pense que c’est bien et ce n’est pas bien” nous dit une habitante, “bien parce que c’est pour avoir du travail pour la jeunesse et pas bien, au niveau écologique.” Pour cet autre habitant, c’est un projet de trop grande ampleur pour son île: “L’Ifremer qui pense pour nous les polynésiens, à petite échelle, c’est de genre de projet qu’on doit prendre. Ce sont des projets à notre échelle à nous. Il ne faut pas prendre des projets pour nourrir le monde entier.”

Pas question pour les habitants de laisser le projet aquacole se faire sans y être associé : “à partir du moment où ça peut apporter un apport financier pour la population de Hao, des Tuamotu en général. Du moment que ça peut apporter du travail, je pense qu’il y a du positif à tirer là-dedans. Après, il faut que le projet soit pensé du début à la fin et engager la population dans ce projet. Si on engage pas la population, ça ne va as se faire.”

L’équipe municipale en place n’a aucune nouvelle du projet ou des investisseurs chinois: “c’est mon deuxième mandat, je n’ai plus confiance” nous dit le premier adjoint au maire, Mariano Takamoana. “On est fiu d’attendre depuis… même plus de contact avec eux.”

L’installation de la structure sans cesse reportée, a contribué à la chute de l’ancien maire Théodore Tuahine, qui continue néanmoins à garder espoir dans le développement des archipels par les océans: ” J’ai vu le côté positif, c’est le développement, ce sont les activités, le travail qu’il peut y avoir parce qu’aujourd’hui et depuis longtemps, nous vivons dans une situation de précarité à laquelle un maire ne doit pas être insensible. Aujourd’hui, on essaie d’encourager les jeunes à aller à l’armée parce qu’il n’y a que ça pour l’instant.” Lorsque les délais ont commencé à s’allonger, l’ancien maire s’est penché sur d’autres moyens de développer son île, comme le projet d’Eugène Degage: “c’est un projet dont on pourrait discuter, un port de pêche, un peu comme le projet qu devait se faire aux Marquises. Mais il faut le faire avec la population et les associations, il faut en discuter.”

Le président Edouard Fritch dit qu’il attend des nouvelles de Wang chen dans les jours qui viennent, mais il a également annoncé que l’atoll de Hao devait être porteur d’autres projets de développement pour retrouver son dynamisme et son attractivité.

Yseult Butcher, maire de Hao a aussi indiqué être en attente de nouvelles de l’homme d’affaire chinois lors de son intervention dans nos journaux:

Rédigé par

infos coronavirus