jeudi 26 novembre 2020
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Vigneron dans le Lot, Heifara crée des « apéros hebdos » pour s’adapter à la crise

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En métropole aussi, le tourisme est perturbé et il a fallu s’adapter à la situation. C’est le cas de Heifara Swartvagher, originaire de Taha’a, installé dans le département du Lot où il travaille la vigne. Viticulteur très implanté dans la vie locale, il a monté en famille les apéros hebdos devant ses chais, qui proposent à un public restreint de passer une soirée-concert en consommant local et en dégustant les vins de sa propriété. Et cela fait un carton.

Publié le 28/07/2020 à 13:04 - Mise à jour le 29/07/2020 à 10:06
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En métropole aussi, le tourisme est perturbé et il a fallu s’adapter à la situation. C’est le cas de Heifara Swartvagher, originaire de Taha’a, installé dans le département du Lot où il travaille la vigne. Viticulteur très implanté dans la vie locale, il a monté en famille les apéros hebdos devant ses chais, qui proposent à un public restreint de passer une soirée-concert en consommant local et en dégustant les vins de sa propriété. Et cela fait un carton.

Une grande partie de son temps, Heifara est dans sa cuisine. « C’est là où on reçoit toute la vendange, indique-t-il. Donc le premier truc, c’est la traçabilité. Si j’appelle ça une cuisine, c’est parce que c’est le lieu où on va transformer le raisin qu’on a récolté en vin. On commence globalement mi-septembre et les vins sont finis à Noël. Donc c’est un beau cadeau, et c’est la semaine où on peut enfin prendre des congés. »

Heifara Swartvagher. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Mais Noël et les vacances ne sont pas pour tout de suite. D’autant qu’en plus du travail de la vigne, les Swartvagher ont débuté une nouvelle activité : des apéros hebdos sur réservation. Un vrai nouveau métier pour Anne, son épouse.

« La plus grande difficulté au début, ça a été de créer des tables et des chaises, explique-t-elle. Ça paraît pas, mais on était partis sur une cinquantaine, là on est à peu près à 80 personnes. On n’était pas habitués à recevoir autant de personnes et dans le contexte actuel c’est une table par groupe, donc ça veut dire multiplier les assises pour faire en sorte que les gens puissent être assis pendant tout l’événement. »

Anne Swartvagher. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

L’événement, c’est deux fois par semaine, les jeudis et vendredis. Un concert-live proposé devant les chais. Un rêve de longue date de leur fille, que la période de confinement à permis de réaliser.

« Je pense que ça a accéléré les choses, mais Naomi a toujours voulu organiser le plus grand festival du monde, plutôt version techno, sourit Heifara. Elle sait que chez nous on n’est pas trop boum boum, donc elle propose tous les genres musicaux. Hier c’était du reggae, là c’est du swing blues. Il y a eu du polynésien évidemment avec Bibi. »

Bibi. (crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Bibi, c’est l’autre Polynésien qui vit ici depuis 1993. Et comme pour chaque projet de la famille depuis 30 ans, il répond toujours présent ! « Suite aux événements du corona, pour faire bouger le monde on a préféré faire ce genre d’activité, de bringue comme on dit chez nous ! », confie-t-il dans un grand sourire.

Une bringue bienvenue en ces temps de crise. Les concerts et fêtes de village habituels ont tous été annulés dans la région. Du vin, à consommer avec modération certes, et de la musique à profusion, pour un cocktail réussi.  

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