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Vidéo – BPCO : “les gens continuent à fumer et commencent très jeunes”

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Publié le 20/11/2018 à 13:42 - Mise à jour le 20/11/2018 à 13:42
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À l’occasion de la journée mondiale de la BPCO (Bronco-pneumopathie chronique obstructive) ce 21 novembre, un dépistage gratuit est organisé dans les jardins de la mairie de Papeete. Une soixantaine de personnes se sont fait dépister. À 10 heures, déjà 5 patients avaient été détectés. 

> La cause principale : le tabagisme

En vidéo, l’interview du docteur Pablo Ferrer, pneumologue. 

La BPCO est une maladie pulmonaire chronique et lentement progressive. La cause principale de la maladie est le tabagisme. “Tant que le tabac existe et les agents nocifs, ça va continuer à évoluer. (…) Actuellement, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé, NDLR), la BPCO est la 3e cause de mortalité dans le monde. Malheureusement, la Polynésie n’est pas une exception parce que les gens continuent à fumer comme partout dans le monde, et surtout, ils commencent très jeunes”, explique le docteur Pablo Ferrer, pneumologue. 

Alexis Frogier a fumé pendant longtemps. Cela fait 10 ans qu’il a arrêté. Et pourtant : “On n’est pas à 100%. Je suis à 75%. Je dois aller voir un pneumologue. Je ne suis pas essoufflé et pourtant… les résultats sont là.”  

> Une maladie irreversible

Cette année, la journée mondiale de la BPCO est dédiée au dépistage précoce de la maladie : “Les femmes, quand elles fument pendant la grossesse, les enfants naissent beaucoup plus petits. La structure anatomique du poumon est beaucoup plus petite. S’ils sont dans un entourage toxique avec des personnes qui fument, des gens qui brûlent beaucoup d’herbe, ou que ce sont des enfants qui font de l’asthme ou des bronchiolites à répétition, et qu’ils ne sont pas gérés correctement jusqu’à l’adolescence, ce sont des patients qui risquent d’avoir un problème de BPCO précoce à l’âge adulte.” 

Problème : lors du dépistage, peu de jeunes se sont présentés. “Les jeunes ont un peu du mal. Ils ne croient pas vraiment à la BPCO. C’est là où les différents ministères ont un rôle important, estime le docteur Ferrer. Je peux te dire qu’il y a 3 semaines, j’ai eu malheureusement un enfant qui avait 15 ans et ça fait 1 an qu’il fume un paquet par jour. La famille rigolait et on a eu une discussion sérieuse à ce sujet. C’est vrai qu’avec les jeunes on a du mal parce que fumer pour eux signifie être plus mûr.”

La BPCO est irréversible. “La maladie reste(…) La seule chose c’est que si on arrête de fumer, les lésions vont se stopper et on pourra mieux gérer les phénomènes de bronchite et mi eux contrôler les essoufflements. Mais la maladie ne va pas régresser.”

Samedi une marche est organisée du parc Vairai à Punaauia à partir de 9 heures. 

Rédaction web 

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