mercredi 1 avril 2020
A VOIR

|

Tahiti en tête de la production de vanille en France

Publié le

A trois jours du début du Salon de l’Agriculture à Paris, une conférence sur les Vanilles d’Outre-Mer était organisée au ministère de la rue Oudinot mercredi. Pour la première fois, les représentants du secteur de l’ensemble des territoires se sont réunis avec des acteurs institutionnels nationaux. L’occasion de faire le point sur la structuration de la filière et de s’apercevoir que Tahiti est largement en tête de production de la vanille, loin devant La Réunion. Pourtant, il reste encore à faire pour obtenir un label sécurisant la marque Vanille de Tahiti.

Publié le 20/02/2020 à 16:40 - Mise à jour le 20/02/2020 à 16:34
Lecture 2 minutes

A trois jours du début du Salon de l’Agriculture à Paris, une conférence sur les Vanilles d’Outre-Mer était organisée au ministère de la rue Oudinot mercredi. Pour la première fois, les représentants du secteur de l’ensemble des territoires se sont réunis avec des acteurs institutionnels nationaux. L’occasion de faire le point sur la structuration de la filière et de s’apercevoir que Tahiti est largement en tête de production de la vanille, loin devant La Réunion. Pourtant, il reste encore à faire pour obtenir un label sécurisant la marque Vanille de Tahiti.

Il n’y en a pas beaucoup des produits qui peuvent se targuer de plaire à 90% de la population mondiale ! Et la vanille en fait partie… Ce consensus lui offre un marché considérable. La France, avec ses territoires d’outre-mer, en produit certes, mais reste l’un des trois plus grands importateurs…

« Dans le marché mondial, on ne représente pas grand-chose. L’idée c’est de nous rencontrer, échanger entre nous sans concurrence particulière. Je ne serai pas concurrent avec la vanille de Tahiti. On n’est pas à Tahiti. Ce n’est pas du tout le même marché. L’idée c’est d’être complémentaires, échanger entre nous, pour gagner du temps en termes de prophylaxie, en termes de nouvelles variétés, de production, de modes de culture. L’idée c’est ça », explique Willy Boyer, président de la coopérative Provanille – La Réunion.

Et Tahiti est largement en tête des territoires au niveau de sa production avec ses 800 producteurs et 8 tonnes de vanille cultivées par an… En 30 ans, la filière s’est structurée considérablement : « On vient de découvrir ce matin que contrairement à nous, la filière vanille dans les autres pays d’outre-mer n’est pas réglementée comme elle l’est en Polynésie. Il faut évidemment travailler sur la production mais surtout sur la qualité. C’est notre principal objectif. C’est vraiment de garantir cette qualité exceptionnelle qu’a notre produit », souligne Laïza Vongey, directrice adjointe de l’établissement Vanille de Tahiti

Depuis 2017, le secteur au fenua tente de s’organiser pour obtenir un label très précieux, l’appellation d’origine protégée… « L’appellation d’origine c’est aussi sauver un patrimoine, sauver des savoir-faire et c’est en quelque sorte une politique à la fois favorable aux agriculteurs, favorable au territoire et puis favorable au consommateur », explique Marie Guittard, directrice de l’Institut national de l’origine et de la qualité.

C’est au gouvernement polynésien de mettre en place le cadre législatif pour l’appellation avec la définition des normes. C’est en cours. Et c’est Bruxelles qui pourra valider l’appellation d’origine protégée.       

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : redaction[email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV