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Les assurances prises d’assaut

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Publié le 26/01/2017 à 15:09 - Mise à jour le 26/01/2017 à 15:09
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Comme Corinne, depuis la catastrophe, beaucoup de sinistrés se rendent dans leur agence d’assurance en espérant pouvoir être indemnisés. « Tout mon rez-de-chaussée a été inondée par la Tipaerui. Ce sont principalement des dégâts matériels. Je sais que je suis couverte pour les incendies, les bris de glace, mais pour le reste je ne sais plus. C’est pour cela que je suis venue me renseigner. D’autant que cela fait longtemps que je suis assuré et je ne me rappelle plus des termes de mon contrat. »

Des cas comme celui-ci, Maeva en voit passer des tas depuis le week-end dernier. « Ce n’est pas facile, il faut pouvoir rassurer nos assurés, répondre au mieux à leur demande et vérifier au niveau des contrats si ils ont bien souscrit à la bonne garantie. C’est ce qui nous prend le plus de temps ».

Et c’est bien tout le problème en Polynésie. Au contraire de la Métropole, l’assurance des évènements climatiques n’est pas obligatoire. Le choix est tout simplement donné entre plusieurs offres. A chacun de se couvrir selon son budget.

Alain Le Bris, président du comité de sociétés d’assurances de Polynésie nous en dit plus. « L’assurance qui couvre ce genre d’évènement est l’assurance des événements climatiques ou naturels, selon les compagnies. C’est une assurance qui n’est pas obligatoire en Polynésie, qui est facultative ».

Certaines compagnies d’assurances en Polynésie, la décline en prévoyant une seule garantie qui couvrira les tempêtes, les ouragans, les cyclones, tsunamis,  inondations et coulée de boue. Alors que d’autres, proposeront à la carte, soit tempêtes, ouragans, cyclones, ou tsunami, coulée de boue et inondations.

« Dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, beaucoup de personnes ont souscrit à la première option, à savoir -tempêtes, ouragans, cyclones- mais qui n’avait pour autant souscrit à la deuxième option, – tsunami, coulée de boue et inondations- C’est la difficulté que nous avons aujourd’hui, puisque pas mal de personnes ne pensaient pas que ce type d’événement puisse arriver, et n’avaient pas pris la précaution de se garantir. »

D’où la colère de beaucoup de sinistrés depuis les intempéries. D’autant que les clauses sont inscrites en tout petit sur les contrats d’assurance, comptant des dizaines de pages.

Depuis les intempéries, beaucoup de sociétés font des gestes commerciaux pour une partie de ses assurés qui avaient souscrit la garantie évènement naturel, mais pas la bonne option. 

Derniers recours pour ceux qui ne sont pas assurés. Prendre des photos du sinistre, détailler la liste des dommages et recueillir la déclaration de l’assureur.
 

Rédaction Web avec Sophie Guébel et Juliano Tautu

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