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La pastille de la discorde

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Publié le 12/02/2017 à 15:54 - Mise à jour le 12/02/2017 à 15:54
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Utilisée dans les grands réseaux de distribution d’eau potable, la chloration de l’eau est courante, et permet d’éliminer de façon simple et à faible coût la plupart des microbes, bactéries, virus et germes responsables de maladies. Même si cette méthode possède quelques inconvénients, dont le principal est qu’elle peut créer des composants organo-chlorés jugés nocifs pour la santé, elle reste à ce jour éprouvée, même si elle ne purifie pas l’eau entièrement.

Pourtant, du coté des administrés de Teva I Uta, quelques voix s’élèvent contre la chloration. Pour eux, Teva I Uta dispose d’eau de roche, par définition, propre naturellement, et y ajouter du chlore risque de les rendre malades. Lors des réunions d’informations qui se sont tenues à Mataiea et à Papeari, quelques voix s’y sont donc opposé.

Ce que nous confirme, Vidal un habitant de Papeari. « Je pense qu’ajouter du chlore à l’eau, c’est pas bon. On a toujours bu de cette eau et on n’a jamais été malade ». Argumentant, « l’eau ici est propre, on a pas besoin de mettre ce machin là-dedans. On risque d’être malades avec ca. ». Avis partagé par d’autres administrés qui peut-être, manquent d’informations concernant la chloration de l’eau.

Certes, si l’eau de roche est potentiellement propre à la consommation, c’est vite oublier qu’avant de se retrouver dans les foyers, elle parcourt une trentaine de kilomètres dans des canalisations qui n’ont pas été changées depuis une quarantaine d’années et dont certaines contiennent encore de l’amiante, produit qui on le sait, n’est pas particulièrement conseillé pour la santé.

A l’heure actuelle, deux stations de chloration sont fonctionnelles sur Teva I Uta et commenceront à injecter dans les canalisations de l’eau chlorée, dès le mois de mars ; une troisième station devrait être opérationnelle fin mars.

Se voyant dotée d’ores et déjà d’un nouveau collège, celui de Mataiea et prochainement d’un centre pénitentiaire à Papeari, Teva I Uta conformément au Code général des Collectivités Territoriales est dans l’obligation de fournir de l’eau potable à ces établissements, et donc à ses administrés. Reste aux autorités à trouver le moyen de leur faire avaler en douceur la pastille… de chlore.
 

Rédaction Web avec Brandy Tevero et Tauhiti Taunia Mui San

 

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