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Entrée en vigueur du pass vaccinal dans 15 jours en Polynésie avec quelques adaptations

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Invité du journal, le haut-commissaire de la République en Polynésie française, Dominique Sorain, a indiqué que le pass vaccinal, en vigueur depuis le 24 janvier dans l'hexagone, serait également applicable en Polynésie, d'ici une quinzaine de jours, avec quelques adaptations.

Publié le 25/01/2022 à 9:00 - Mise à jour le 25/01/2022 à 9:34
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Invité du journal, le haut-commissaire de la République en Polynésie française, Dominique Sorain, a indiqué que le pass vaccinal, en vigueur depuis le 24 janvier dans l'hexagone, serait également applicable en Polynésie, d'ici une quinzaine de jours, avec quelques adaptations.


TNTV : Qu’en est-il du pass vaccinal en Polynésie ?
Dominique Sorain, haut-commissaire de la République en Polynésie française : “La loi et le décret d’application viennent juste d’être publiées, donc c’est normal de ne pas avoir encore tous les détails de l’application. Pour la Polynésie française, il est prévu que le pass vaccinal soit applicable. Mais en même temps, le haut-commissaire a la capacité d’adapter cette mise en application. Ce qui fait qu’on ne va pas être exactement dans la même configuration que ce qui est prévu au niveau national. Tout d’abord, je crois qu’il faut préciser qu’aujourd’hui, nous avons un pass sanitaire en Polynésie. Pour rappel, le pass sanitaire, c’est la vaccination ou un test PCR ou antigénique négatif, ou un certificat de rétablissement. C’est la règle. Et nous l’appliquons pour un certain nombre de secteurs : pour les relations aériennes ou maritimes entre Tahiti et les différents archipels, pour les foires et expositions avec plus de 50 exposants, pour les visiteurs dans les hôpitaux ou centres de soins ou les personnes qui avaient des rendez-vous médicaux déjà programmés, ou pour les concerts, les activités festives dans les établissements recevant du public, et dans les discothèques. Pour le pass vaccinal, j’ai eu l’occasion d’échanger avec le président Edouard Fritch, pour déterminer ses conditions de mise en place.
Et nous allons tout simplement, pour ces secteurs où il y avait le pass sanitaire, appliquer le pass vaccinal, d’ici une quinzaine de jours. C’est-à-dire que dans les jours qui viennent, le pass sanitaire va continuer à s’appliquer, et vers le 7-8 février -on le déterminera très prochainement- nous appliquerons le pass vaccinal, à l’exception du secteur des soins : pour rendre visite à quelqu’un qui est malade à l’hôpital ou lorsque l’on a des soins de programmés, on gardera le pass sanitaire. Et également pour les jeunes de 12 à 16 ans, ça sera toujours le pass sanitaire qui s’appliquera, et à partir de 16 ans, ça sera le pass vaccinal.”

Ce pass vaccinal va donner plus de “libertés” aux personnes vaccinées, aux professionnels concernés par les mesures de restriction actuelles ?
“Oui, c’est ça l’objectif. Aujourd’hui, la situation sanitaire est maitrisée en Polynésie française. Nous avons un taux d’incidence qui est de 135 à peu près, et il était de 10 aux alentours de mi-décembre, donc il y a toujours un risque, comme on le voit dans d’autres territoires ultramarins comme la Nouvelle-Calédonie et dans l’hexagone, que le virus se propage. Pour l’instant, nous, nous sommes relativement à l’abri, épargnés. Mais il y a un risque de redémarrage. Et le pass vaccinal sera donc le moyen de nous protéger, c’est-à-dire en l’étendant à d’autres secteurs, mais ce n’est pas encore prévu, on ne le fera pas, puisque dans 15 jours nous ne ferons que transformer le pass sanitaire actuel en pass vaccinal, mais il y aura possibilité de l’étendre dans d’autres secteurs. Cela sera fera après concertations avec le pays et les secteurs professionnels concernés. C’est un moyen de se protéger pour éviter de paralyser le territoire, comme ça a pu être le cas avec le confinement, même si on a toujours essayé de garder de la souplesse, mais on veut éviter ça à nouveau, de retomber dans le confinement et le couvre-feu. Donc c’est un outil très important, et c’est pour cette raison qu’il faut se faire vacciner.”