jeudi 26 novembre 2020
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Éducation : le protocole sanitaire sera renforcé, le masque obligatoire dès 6 ans, « pas une priorité »

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12.80% du personnel enseignant de Polynésie a suivi l'appel national à la grève ce mardi. Au fenua, l'appel à la grève a été lancé par la FSU (SNES-PF, SNUIPP-PF, SNEP-PF, SNUEP-PF).

Publié le 10/11/2020 à 17:43 - Mise à jour le 11/11/2020 à 10:37
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12.80% du personnel enseignant de Polynésie a suivi l'appel national à la grève ce mardi. Au fenua, l'appel à la grève a été lancé par la FSU (SNES-PF, SNUIPP-PF, SNEP-PF, SNUEP-PF).

Ce mardi, les représentants syndicaux ont été reçus à 11 heures par le directeur de cabinet du haut-commissaire puis, à 15 heures, par la ministre de l’Education et son directeur de cabinet.

Lire aussi – Education : la FSU appelle à suivre la grève sanitaire du 10 novembre

Le FSU demande notamment que le port du masque soit rendu obligatoire à partir de 6 ans, comme en métropole, mais aussi que les effectifs en classe soient réduits et que le nettoyage des salles se fasse plus régulièrement. « On a des convergences et des divergences. Les convergences c’est que, effectivement, la situation sanitaire nécessite qu’on mette en place des réponses graduelles en fonction de l’avancée de l’épidémie. Par contre là où on n’a pas été d’accord c’est que le vademecum aurait pu être beaucoup plus précis, il aurait pu être plus adapté à la situation d’aujourd’hui compte-tenu de l’explosion des cas (…) Le haussaire et le président prennent des mesures pour l’extérieur des écoles avec le couvre-feu, une distanciation, le port du masque dans des zones où la densité de population est élevée. Et dans l’école on a l’impression que tout ça tombe, estime John Mau co-secrétaire du FSU en Polynésie. Les élèves de l’école élémentaire, du primaire, ne portent pas de masque, la distanciation n’est pas de mise. On se retrouve avec 27, 30 élèves dans certaines classes. (…) Nous avons demandé à ce que les élèves puissent porter des masques puisqu’en métropole un décret a été pris. À partir de l’âge de 6 ans il y a l’obligation de porter un masque.« 

Pour Thierry Delmas, ancien directeur de la DGEE devenu directeur de cabinet de la ministre de l’Education Christelle Lehartel, ce sont les comportements autour des établissements scolaires qui sont inquiétants : « Quand je vois aux alentours des établissements, ça m’inquiète. C’est pour ça que la ministre a annoncé les guides sanitaires qui sont en train d’être formés pour être pro-actifs autour des établissements scolaires pendant les pauses méridiennes. On a renforcé le protocole, assure-t-il. On a demandé aux établissements que les élèves bougent le moins possible. »

« On s’appuie sur les discussions que nous avons avec la Santé »

Thierry Delmas, directeur de cabinet de la ministre de l’Education

Concernant le port du masque obligatoire dès 6 ans, Thierry Delmas explique qu’il « n’est pas interdit mais on ne le rend pas obligatoire. C’est une position partagée avec la Santé (…) On s’appuie aussi sur les discussions que nous avons avec la Santé et sur le fait que ce n’est pas pour l’instant une priorité de rendre obligatoire pour l’instant le masque de 6 à 11 ans de la même manière qu’il n’est pas une priorité de dédoubler les classes car ça nous amènerait à mettre 25 000 élèves à l’extérieur des écoles tous les jours et là le drame social sera plus important et certainement plus ravageur. »

Sur le nettoyage des classes, «dans le protocole on parle de nettoyage renforcé mais à aucun moment on n’explicite comment le nettoyage se fait et avec quels moyens », déplore John Mau.
Thierry Delmas explique que le protocole va être renforcé en terme de moyens pour une désinfection plus régulière.

À Raiatea, le mouvement a été très peu suivi. La plupart des enseignants du privé et du public étaient en poste dès l’ouverture des établissements primaires et secondaires ce mardi. « Ce n’est pas le moment de faire ce genre de revendications en faisant grève. On pense que les conversations peuvent se faire par le biais de la conversation, du dialogue. Il y a des alertes à mettre en place, et on peut le faire en bonne intelligence plutôt que de faire grève et mettre en otage les parents d’élèves et les enfants. (…) Oui, on a des craintes, on a peur d’être contaminés et de contaminer aussi les enfants, mais nous ne faisons pas grève parce que l’on pense que les institutions font déjà beaucoup pour améliorer les choses, et on peut les aider à les améliorer » a expliqué Arthur Vallejo, représentant de l’UNSA à Raiatea.

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