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Bloqué à Marseille, Tamatoa est à bout de nerfs

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Tamatoa Mischler fait partie des Polynésiens bloqués sur la métropole. Sa situation est en train de s'aggraver par manque de revenus. Il ne comprend pas la décision des autorités de ne pas les rapatrier au fenua.

Publié le 12/04/2020 à 11:25 - Mise à jour le 12/04/2020 à 11:27
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Tamatoa Mischler fait partie des Polynésiens bloqués sur la métropole. Sa situation est en train de s'aggraver par manque de revenus. Il ne comprend pas la décision des autorités de ne pas les rapatrier au fenua.

Ce lundi de Pâques marquera l’entrée dans la 5e semaine de confinement en métropole, où des résidents polynésiens sont “bloqués” et ne peuvent pas rentrer au fenua. Combien sont-ils exactement ? Vraisemblablement plus de 200. Mais surtout, certains d’entre eux vivent cette période très difficilement avec un manque de ressources qui s’ajoute au manque de visibilité.

C’est le cas de Tamatoa Mischler. Ce patenté masseur de Mahina est bloqué à Marseille où il loue un logement de tourisme depuis le 20 mars. Il est au bord de la crise de nerfs car ses dépenses sont de plus en plus importantes sans qu’il n’ait de revenus ni de visibilité sur la fin du calvaire.

“Ça devient vraiment très difficile, lance-t-il, et nous ne comprenons vraiment pas la décision du président et du haut-commissaire de faire affréter des avions pour ramener les touristes qu’il reste encore à Tahiti chez eux au titre de la continuité territoriale -ce qui est très bien, tant mieux pour eux-, mais de ne pas assurer sur le vol retour notre présence. Éventuellement prendre des évasanés au retour -là encore tant mieux, merci pour eux-, mais pourquoi pas nous ? Parce que ce n’est pas un vol commercial ? Mais on n’est plus dans du vol commercial. Là il faut rapatrier ses compatriotes. Depuis le 20 mars, je n’ai plus de revenus, par contre j’ai toujours un loyer à payer, EDT, toutes les charges que tout le monde peut connaître. J’ai personnellement écrit à tout le monde. Je suis même allé jusqu’à l’Europe. On nous laisse loin des nôtres, loin de notre pays, et débrouillez-vous. C’est pas entendable.”

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