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Atimaono : une vallée chargée d’histoire pour la communauté chinoise de Tahiti

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L’exposition "À la recherche de nos racines" s’installe à Teva i uta. Dans son travail d’histoire de la communauté chinoise de Tahiti, le groupe de recherches et d’études généalogiques s’est intéressé aux vestiges de la rhumerie de Papara, et au premier cimetière chinois de la vallée d’Atimaono. Des sites tombés dans l’oubli...

Publié le 23/11/2019 à 15:46 - Mise à jour le 23/11/2019 à 15:46
Lecture 3 minutes

L’exposition "À la recherche de nos racines" s’installe à Teva i uta. Dans son travail d’histoire de la communauté chinoise de Tahiti, le groupe de recherches et d’études généalogiques s’est intéressé aux vestiges de la rhumerie de Papara, et au premier cimetière chinois de la vallée d’Atimaono. Des sites tombés dans l’oubli...

De la rhumerie de Papara, il ne reste plus que cette machinerie qui servait au broyage des cannes.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

En 1880, la grande plantation d’Atimaono devient un domaine sucrier. Le site a marqué l’histoire des premiers Chinois de Tahiti, venus travailler dans les champs de coton et de cannes à sucre.

Dans ses recherches généalogiques, Philippe Siu, membre du Groupe de Recherche et d’Étude Généalogique, aimerait que ces vestiges soient mieux connus du grand public et réhabilités. Il explique : “L’exposition généalogique va comporter plusieurs volets, dont celui-là. Il est important car il retrace l’histoire de pas mal de descendants qui ont des ancêtres qui sont venus s’installer ici, dans le cadre de la grande plantation de l’époque, du coton et de la canne à sucre”.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Des habitants de la vallée se souviennent de ce passé pas si lointain, à l’époque où les engrenages tournaient encore et que l’eau coulait au moulin. La production de rhum qui durera une quarantaine d’années, était exclusivement destinée au marché local. Hubert Royer y a travaillé dans les années 60 : “J’ai suivi ce que mon père faisait. C’était lui le grand patron, et moi, j’étais un apprenti. On coupait la canne à sucre à partir du mois de septembre, parce que selon mon père, c’était la saison des pluies durant ces années. Et avant de couper la canne, on allait dans la vallée et on marchait 1,6 kilomètre pour nettoyer le canal, avec tous les ouvriers pendant une journée. Comme ça, on avait plus de pression d’eau pour faire tourner le moulin à canne”.

En s’enfonçant plus profondément dans la végétation, un autre site quasiment oublié se dévoile à l’abri des regards. Les sépultures en pierre du premier cimetière chinois apparaissent…

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Philippe Siu les découvre pour la première fois, non sans émotion : “Cela fait partie de ce travail de recherche généalogique. Là, on remonte à l’origine de cette épopée de l’arrivée de l’implantation des Chinois à Tahiti”.

Dans cette vallée, ces sites abandonnés méritent une attention selon le spécialiste de la généalogie. Des centaines de Chinois ont travaillé au prix d’un dur labeur sur le site d’Atimaono.

PRATIQUE
Exposition “À la recherche de nos racines”
Du dimanche 24 novembre au dimanche 1er décembre
Salle omnisport de Mataiea à Teva i Uta
Entrée gratuite de 8 à 17 heures

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