vendredi 24 juin 2022
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Action de l’État en mer : exercice ORSEC à bord du Tuhaa Pae IV

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Un exercice d’état-major, avec déploiement de moyens, dénommé "Secours Maritime de Grande Ampleur (SMGA) et Assistance à Navire en Difficulté (ANED) 2022", s’est déroulé mardi 7 juin en partenariat avec la goélette Tuhaa Pae IV de la Société de Navigation des Australes et le Centre des Métiers de la Mer. Cet exercice s’inscrit dans le rythme annuel d’entraînement à la gestion d’événements de mer majeurs, dans le cadre du dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) Maritime de Polynésie.

Publié le 07/06/2022 à 19:37 - Mise à jour le 08/06/2022 à 10:19
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Un exercice d’état-major, avec déploiement de moyens, dénommé "Secours Maritime de Grande Ampleur (SMGA) et Assistance à Navire en Difficulté (ANED) 2022", s’est déroulé mardi 7 juin en partenariat avec la goélette Tuhaa Pae IV de la Société de Navigation des Australes et le Centre des Métiers de la Mer. Cet exercice s’inscrit dans le rythme annuel d’entraînement à la gestion d’événements de mer majeurs, dans le cadre du dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) Maritime de Polynésie.

Un scénario avec les pires incidents, c’est ce que redoute tout équipage, auxquels il faut être préparé. L’exercice débute avec une simulation de coupure de courant général. Le bateau est à la dérive. Dans un élan de panique, des marins se blessent gravement. Le capitaine se prépare à lancer l’alerte auprès du JRCC. “Le scénario, c’est un black out. Il y a 3 blessés. J’attends des informations de mon lieutenant de sécurité, et on envoie les messages au JRCC” explique Jean-Paul Fa-Shin-Chong, capitaine du Tuhaa Pae IV.

Le scénario prévoyait un incendie dans la salle des machines de la goélette Tuhaa Pae IV (avec à son bord 40 personnes) au départ de Tahiti vers l’archipel des Australes. L’incendie a entraîné de manière fictive une avarie totale du navire au large de Faa’a avec une dizaine de blessés à son bord et une personne décédée.

Lorsque le feu a menacé le navire, les marins ont dû intervenir en urgence en salle des machines, avec une difficulté majeure : “Là, on largue du CO2 -en simulation, parce que je n’ai pas de pompe incendie en fonction car elles sont en panne dans le scénario” indique Ken Tetaronia, second capitaine.

Chaque phase permet de tester la réactivité de l’équipage en charge de la sécurité à bord. Le feu maitrisé, les blessés sont évacués à la force des bras. Trois étages les séparent du pont supérieur. Ils sont pris en charge par des équipes du SMUR avant leur évacuation.

Et sur ce type de bateau qui transporte à la fois des marchandises et des passagers, le risque zéro n’existe pas. “Tout ce qui est à risque, c’est d’abord la partie machine. Il peut y avoir des explosions comme on en a fait l’expérience aujourd’hui, et un black out. Mais ils ont pu gérer ça correctement. Et il peut aussi y avoir des risques pendant le déchargement” précise Fabrice Titifa, lieutenant sécurité.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Cet entrainement s’est terminé avec le remorquage du navire, assisté par le Maroa. Cette manœuvre nécessite une extrême rigueur à l’avant du bateau.

L’exercice a mobilisé environ quatre-vingt personnes issues des services impliqués dans la gestion d’événements maritimes : Forces armées en Polynésie française, Haut-commissariat, JRCC Tahiti, Gendarmerie nationale, Météo France, SAMU, Centre des Métiers de la Mer, DPAM, Direction de le Protection Civile, ainsi que l’ensemble de l’équipage du Tuhaa Pae IV et Société de Navigation des Australes. Et vingt stagiaires du Centre des Métiers de la Mer ont joué le rôle de passagers paniqués afin d’entraîner les équipes présentes à bord, tout en profitant pour découvrir la gestion d’une crise maritime de grande ampleur. Une équipe d’évaluation et d’intervention de la Marine nationale a également été mobilisée pour une expertise fictive de l’état du navire en mer et l’appui au remorquage du Tuhaa Pae IV par le remorqueur portuaire côtier Maroa de la Marine nationale.

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