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Vidéo – Bagarre mortelle entre deux frères : « c’était lui ou moi »

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Publié le 28/11/2018 à 15:20 - Mise à jour le 07/06/2019 à 16:38
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C’est le procès d’un drame familial. Celui d’une rixe qui aboutit à la mort d’un homme. Le 4 juin 2016, deux frères alcoolisés en étaient venus aux mains pour un différend futile dans le quartier Vaiterupe à Paea. François, qui fêtait ce jour-là ses 30 ans, avait le premier déclenché les hostilités. Un coup de tête à son cadet.
A plusieurs reprises, ce dernier était parvenu à se dégager mais François était revenu à la charge, en menaçant de le tuer. L’accusé lui avait alors décoché un coup de pied qui l’avait mis à terre, puis avait continué à la frapper violemment une fois au sol. La victime était décédée le lendemain des suites d’un traumatisme crânien.  » Je ne voulais pas lui donner ces coups de pied. C’était pour qu’il arrête de me frapper. C’était moi ou lui. J’ai eu peur de mourir. Je regrette ce qu’il s’est passé. Je ne voulais pas que ça en arrive là », a soufflé l’accusé, les yeux embués de larmes.

Pour son avocat,  Me Vincent Dubois, son client n’a fait que se défendre et doit être acquitté. « Si vous retenez juste le dernier acte : c’est facile de dire qu’il n’y a pas légitime défense. Si par contre vous accumulez l’ensemble des agressions que mon client a subi au court de la soirée, ses tentatives de fuite, le fait qu’il ait reçu des menaces de mort, le fait qu’il a été tapé à plusieurs reprises… Il y a toute une série d’éléments qui doit être prise en compte. C’est pas uniquement le dernier coup de pied qui permet d’établir la proportionnalité. C’est un ensemble de fait » 

L’avocat de la veuve du défunt, Me François Quinquis, n’est pas de cet avis. Comme le juge d’instruction chargé de l’enquête, il estime que l’accusé a continué à porter des coups à son frère bien qu’il ne représentait plus une menace. « Il n’y a eu aucune proportion de cette riposte par rapport à l’agression relative de son frère. On voit bien que ce jeune homme, que je n’accable pas, mais malgré tout il s’est acharné sur son jeune frère allant jusqu’à lui donner des coups de pieds sur le visage alors que ça se passait à un moment où lui-même n’était plus en danger.   

Légitime défense ou pas ? Telle est l’épineuse question à laquelle les jurés devront répondre. Car 15 ans de prison planent au-dessus de la tête de l’accusé. Mais quel que soit le verdict, un homme est mort au cours d’un soirée alcoolisée, laissant derrière lui une compagne et deux enfants en bas âge. 

(Mise à jour) L’avocat général n’a pas retenu la légitime défense et à requis une peine de 5 ans de prison dont deux avec sursis.

Reportage J-B Calvas 

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