mardi 2 juin 2020
A VOIR

|

Street shop : les gérants devant la justice

Publié le

Publié le 23/09/2018 à 15:58 - Mise à jour le 13/06/2019 à 13:20
Lecture 2 minutes

Quelques jours à peine après l’inauguration de leur Smoke shop, rebaptisé Street shop, les gérants de la boutique ont été contraints de la fermer. Mardi, c’est devant la justice que les gérants du fumeux commerce sont attendus. Ils vont comparaître pour trafic et provocation à l’usage de stupéfiants.

>>> Lire aussi : Street shop : le gérant et ses associés placés sous contrôle judiciaire

Selon Maitre Millet, l’un de leurs avocats, ils agissaient pourtant dans un cadre légal et même pour ce qui concerne la vente de graines de paka. L’avocat des prévenus explique : « Les graines de cannabis ont reçu les autorisations d’importation qui étaient nécessaires pour être commercialisées en Polynésie française par l’administration locale, ont fait l’objet d’un paiement de droit de douane. Subitement, sous l’impulsion manifestement de la DSP (NDLR : Direction de la sécurité publique) qui s’est auto-saisie de ce dossier. L’administration, le 8 mars, a publié un arrêté qui a classé les graines de cannabis en stupéfiant, ce qui est, à priori, une première mondiale. Le jour-même un arrêté de la municipalité de Papeete a ordonné la fermeture du street shop. »

Plusieurs autres commerces de Tahiti, comme un grand nombre en métropole, proposent pourtant aussi à la vente pipettes et pipes à eau, ou encore objets marqués de feuilles de cannabis. Ce qui sème un peu plus la confusion dans les esprits. Maitre Millet reprend : « Certains sont poursuivis et d’autres non, ce qui génère une incompréhension sur l’encadrement et la légalité de ce genre d’activités. Clairement, il y avait une volonté plus politique que juridique d’empêcher ce commerce. »

>>> Lire aussi : Le street shop de Papeete fermé par la justice

La France reste actuellement l’un des pays d’Europe les plus répressif en matière de consommation de cannabis. Plusieurs de ses voisins ont dépénalisé, voire légalisé son usage. Cette tendance s’étend dans le monde. De nombreux états américains, dont la Californie, l’ont aujourd’hui légalisé. Il en sera de même au Canada le mois prochain.

En métropole, la question n’est pas à l’ordre du jour alors que le pays compte le plus grand nombre de consommateurs en Europe. Le conseil des mis en cause s’insurge : « Il y a une hypocrisie à la base de toute manière en France, sur les stupéfiants et en particulière sur le cannabis. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y a pas de définition des stupéfiants en France. C’est l’infraction qui est, probablement, la plus réprimée, et elle n’est pas définie. N’importe quelle définition des stupéfiants engloberait de fait le tabac, l’alcool et les anti-dépresseurs. Cela poserait des difficultés, ensuite, pour accorder des dérogations donc on a décidé de ne pas définir et ça pose un flou juridique. »

Les gérants du Street shop, qui espèrent obtenir la relaxe du tribunal correctionnel, encourent sur le papier, dix années de prison et une amende de plusieurs millions de Fcfp.

J-B Calvas et Sam Teinaore 

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV