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Sécurité des passagers : un mécanicien et un responsable technique d’Air Moorea condamnés

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Publié le 23/10/2017 à 11:58 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:19
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Le 14 décembre 2007, une « sensation de dureté ou d’effort important sur la commande d’aileron en gauchissement » est signalée par un équipage à un autre lors d’une relève. Malgré cette alerte et un test confirmant le problème, le pilote décide de poursuivre les vols, car, pendant cette période se déroulait le festival de Ua Pou. Et, selon l’enquête, le problème technique « n’a été inscrit que deux jours après sa découverte par le pilote qui déclarait en outre que le test s’était déroulé le 16 décembre et non le 14 ». 

L’anomalie, facilement constatée, se trouvait sur un câble non seulement endommagé (usure sur un centimètre) mais qui en plus ne passait plus dans la poulie prévue à cet effet. Pire encore : lors de l’instruction, l’un des mécaniciens reconnaîtra qu’il a subi « des pressions de la part du directeur général d’Air Moorea », car celui-ci espérait récupérer un agrément qu’il avait perdu suite au crash de Moorea…  Le dirigeant demande alors au mécanicien « de signer l’autorisation de remise en service de l’avion et d’effectuer le contrôle a posteriori ». Le pilote lui-même a reconnu avoir omis délibérément de mentionner l’anomalie avant le 16 décembre  pour attendre la fin du festival qui « générait des flux importants de passagers ». 

Début octobre, le procureur a requis un an de prison avec sursis et des interdictions d’exercer durant une à trois années à l’encontre des prévenus.  
Le mécanicien et le responsable technique écopent finalement d’un an de prison avec sursis, et un an d’interdiction d’exercer. Le pilote, qui avait signalé le problème, a été relaxé. 

​Rédaction web 

 

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