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La Polynésie, toujours plus chère que la métropole ?

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En 2016, les prix en Polynésie étaient 39% plus chers que dans l'hexagone, selon une enquête de l'Institut de la statistique. Une étude similaire va être menée sur les deux mois à venir afin de mettre à jour les données et de comparer une nouvelle fois les écarts de prix entre le fenua et la France métropolitaine.

Publié le 28/02/2022 à 15:02 - Mise à jour le 28/02/2022 à 17:43
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En 2016, les prix en Polynésie étaient 39% plus chers que dans l'hexagone, selon une enquête de l'Institut de la statistique. Une étude similaire va être menée sur les deux mois à venir afin de mettre à jour les données et de comparer une nouvelle fois les écarts de prix entre le fenua et la France métropolitaine.

En 2016, une enquête réalisée par l’Institut de la Statistique révélait que les prix à la consommation étaient 39% plus élevés en Polynésie française que dans l’hexagone. La cherté des produits alimentaires et du logement expliquaient alors cette disparité. En 2010, cet écart s’élevait à seulement 26%.

Ce type d’étude est réalisé tous les cinq ans “sur tout le territoire français, en parallèle et en même temps”, précise la responsable des prix de l’ISPF, Florence Bouliou. Car l’étude de 2016 mettait alors en lumière qu’“en comparaison avec l’ensemble des autres territoires français, c’est la Polynésie qui était le territoire le plus cher”, indique la responsable. Un résultat qui s’explique selon Florence Bouliou par “l’éloignement, le fait qu’on importe beaucoup de produits, donc il y a le coût du transport, il y a toute la question de l’autonomie alimentaire. L’alimentaire ça pèse quand même un quart des dépenses des ménages”.

Cette année, la même enquête sera menée du 1er mars au 22 avril, uniquement sur l’île de Tahiti. Deux agents vont être mobilisés afin de comparer les prix de 500 produits et services différents. L’alimentaire, les produits manufacturés, l’habillement, ou encore les biens durables font partie des grands secteurs concernés. “Ce qui est important, c’est de pouvoir recomparer les écarts de prix”, pour Florence Bouliou.

Néanmoins, la période d’enquête pose problème notamment avec la mise en place de la TVA sociale dès le 1er avril. Ce qui “complique un peu notre travail de statisticiens”, reconnaît la responsable des prix de l’ISPF. “Tous les prix que l’on va relever en mars, on va essayer de leur appliquer un effet TVA sociale afin d’avoir une collecte homogène, avec des prix qui prennent en compte cette TVA”.

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