A Papara, tout le monde se souvient d’une femme aimante et joyeuse. Etetera Pita l’a bien connue. Elle est allée à l’école avec Mamie Irène. Après l’avoir perdu de vue pendant quelques années, elle l’a retrouvée au fare artisanal. Pour Etetera Pita, le monde de la culture doit beaucoup à Mamie Irène. Elle se souvient :
« Quand les matahiapo de la commune ont disparu, c’est elle qui a appris la partie culturelle de Papara, les histoires des anciens. Tout le monde la connait ici. C’est elle qui a appris le ‘orero aux enfants… »
Les actions de Mamie Irène dans le domaine culturel ont marqué plusieurs générations de Papara. Etetera Pita ajoute avec une voix chargée d’émotions :
« C’était la maman de tout le monde. »
Une maman, c’est aussi ce que pense Augustine Teipoarii. L’artisane tente de cacher ses larmes derrière son sourire. Elle se souviendra d’une femme qui a fait beaucoup pour Papara.
« On a vécu des années avec elle. C’est une maman qui vit dans la joie, dans la paix de tout. […] C’est pour ça, on est là c’est grâce à elle. C’est comme une maman pour nous. »
Dans la maison familiale, à Papara, les six enfants d’Irène se rassemblent pour faire le deuil. Tania, une des filles de Irène, confie :
« C’était une femme avec un grand cœur qui traitait tout le monde comme ses enfants… C’est cette personne que tout le monde connaît. Elle a passé beaucoup de temps à donner beaucoup d’amour à toute la Polynésie. »
Les dates clés
- 2001 à 2015 : présidente de la fédération Tiare Rau Te Hono Tini de Papara qu’elle a créé ;
- 2002 à 2018 : trésorière de lu regroupement des artisans Te Api Nui o te Tifaifai ;
- 2004 : création de l’association Te Hono Taraire ;
- 2013 à 2016 : présidente du comité organisateur des expositions artisanales Tahiti i te Rima Rau
(Source : présidence de la Polynésie française)