dimanche 20 septembre 2020
A VOIR

|

Les nappes phréatiques, potentielles « bombes à retardement » (étude)

Publié le

Publié le 20/01/2019 à 8:43 - Mise à jour le 20/01/2019 à 8:43
Lecture 2 minutes

Les eaux souterraines sont aujourd’hui la première source d’eau potable de la planète, et deux milliards de personnes en dépendent pour boire ou pour l’irrigation. 

Une nappe phréatique se remplit lentement grâce aux précipitations, un phénomène appelé « recharge », et se décharge dans les lacs, les rivières ou les océans pour trouver un équilibre. 

Ces réserves sont déjà sous pression de l’explosion de la population mondiale et de la production agricole qui lui est liée. Mais les événements météorologiques extrêmes (sécheresses, précipitations record…), qui se multiplient avec le réchauffement de la planète, pourraient avoir un effet à long terme sur la vitesse de réapprovisionnement des nappes, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Climate Change.

« Les eaux souterraines, on ne les voit pas et on n’y pense pas. Mais cette immense ressource cachée soutient la production alimentaire mondiale », commente Mark Cuthbert, de l’Université de Cardiff. « Ce qui se produit aujourd’hui va avoir un effet de latence vraiment important. »

Le chercheur et son équipe, qui ont utilisé des modèles informatiques et bases de données sur les nappes, estiment que d’ici 100 ans, seule la moitié des réserves d’eaux souterraines pourrait se recharger totalement ou se rééquilibrer. Ce qui pourrait conduire à des pénuries dans les lieux les plus secs.

« On peut parler de bombe à retardement environnementale, parce que les effets actuels du changement climatique sur les recharges feront sentir pleinement leurs conséquences sur les reflux vers les rivières et zones humides beaucoup plus tard », souligne Mark Cuthbert.

Le processus d’infiltration des eaux de pluie dans le sol peut prendre des siècles et varie selon les régions.

Alors que le réchauffement de la planète est déjà responsable de sécheresses et de tempêtes, les extrêmes en terme de précipitations sont de plus en plus prononcés, affectant les nappes phréatiques des futures générations.

Le volume global des précipitations pose problème, tout comme l’intensité trop forte des épisodes, note M. Cuthbert.

Selon les chercheurs, les réserves souterraines des zones arides mettent plus longtemps –parfois des millénaires– à réagir aux changements climatiques que celles des zones plus humides.

« Certaines parties des nappes phréatiques sous le Sahara réagissent aujourd’hui au changement climatique d’il y a 10 000 ans, quand la région était beaucoup plus humide », note Cuthbert.

AFP

infos coronavirus

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Sénatoriales : Jacky Bryant en course pour les Verts

Candidat aux prochaines élections sénatoriales pour les Verts, Jacky Bryant était notre invité en plateau samedi soir. Pour lui, "petit à petit, la démarche des écologistes va rentrer comme étant une réponse pertinente à toutes les préoccupations que nous avons aujourd’hui".

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV