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La Nouvelle-Calédonie veut lutter contre la hausse des violences

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Publié le 22/12/2017 à 9:20 - Mise à jour le 22/12/2017 à 9:20
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« A l’heure où la Nouvelle-Calédonie a rendez-vous avec son histoire, la sécurité doit demeurer le premier de nos droits »  , a déclaré Philippe Germain, faisant allusion au référendum sur l’indépendance de 2018, qui fait craindre des tensions dans l’archipel.     

Ce vendredi, Philippe Germain s’est exprimé devant les élus du Congrès après son élection le 1er décembre à la tête de l’exécutif. Ce dernier a précisé :
« Entre 2009 et 2016, les faits (de délinquance) constatés avaient augmenté de 30%. »       
Pour le chef du gouvernement, ce « bilan est d’autant plus intolérable », que le quart des personnes mises en cause sont des mineurs « dont près de la moitié a moins de 15 ans« .      

L’alcool est présent dans la quasi-totalité des infractions. Philippe Germain a critiqué « une société qui se noie dans l’alcool ».      

Il a détaillé une série de mesures portant sur une hausse de la fiscalité, des actions de sensibilisation et de prévention, une meilleure protection des mineurs et un encadrement des pratiques commerciales. Philippe Germain entend aussi lutter contre la consommation de stupéfiants.

Le chef de l’exécutif a fustigé « le cannabis devenu une arme de destruction massive de notre jeunesse » et plaide pour une « mobilisation » de toute la société « contre ce poison ».        

Un train de mesures accompagne la lutte contre les violences conjugales. Une étude du Conseil économique, social et environnement a révélé mercredi à Paris un taux record de 19% de Calédoniennes agressées par leur conjoint au cours des 12 derniers mois.

La mortalité routière, quatre fois plus élevée dans l’archipel qu’en métropole, a également été abordée, avec un plan quinquennal axé sur les addictions et l’obtention du permis de conduire. Phillipe Germain a lancé un appel :

« Pour être efficaces, il est nécessaire de conduire nos actions à l’échelle du pays, de coordonner nos politiques entre l’Etat, la Nouvelle-Calédonie, les provinces, les communes et les autorités coutumières (kanak). »

Rédaction web avec AFP

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