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Fusillade d’Annapolis: armé d’un fusil à pompe, le tireur voulait faire un carnage

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Publié le 28/06/2018 à 7:45 - Mise à jour le 28/06/2018 à 7:45
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Le suspect, qui a été maintenu en détention vendredi matin après son audience formelle d’inculpation a utilisé un fusil à pompe acheté légalement, a précisé Timothy Altomare, le chef de police du comté d’Anne Arundel, dans l’Etat du Maryland, lors d’une conférence de presse.

Timothy Altomare a refusé de confirmer le nom du suspect, mais ce dernier a été identifié par des documents de justice comme Jarrod Ramos, 38 ans. Il a été inculpé de cinq chefs d’inculpation de meurtre avec préméditation. 

Cet homme, qui entretenait une relation conflictuelle avec le journal qu’il avait, sans succès, attaqué en diffamation, a pénétré jeudi après-midi dans la salle de rédaction avec l’intention de “tuer autant de personnes que possible”, a annoncé le chef de police local.
Il a mené “une attaque organisée, avec le blocage d’une porte de sortie”, a détaillé le procureur général Wes Adams, ajoutant que le suspect avait “utilisé une approche tactique pour pourchasser et abattre les victimes innocentes”.

Un policier s’était rendu chez Jarrod Ramos en mai 2013 à la suite de menaces proférées sur internet contre le Capital Gazette. Les responsables du journal avaient alors préféré ne pas engager de poursuites “par crainte que le faire allait attiser une situation déjà enflammée”.

Quatre des victimes sont mortes sur le coup jeudi, la cinquième est décédée à l’hôpital. L’attaque a également fait deux blessés légers. Ce sont quatre journalistes et une employée du marketing qui ont été abattus.  

Donald Trump a dénoncé vendredi un évènement “horrible”. “Les journalistes, comme tous les Américains, devraient pouvoir exercer leur métier sans la peur d’être victimes de violentes attaques”, a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche.
Quelques minutes après l’annonce de la fusillade jeudi, il avait tweeté pour offrir ses “pensées et (ses) prières” aux personnes tuées et à leurs familles.

Les rescapés de la fusillade d’Annapolis ont tenu jeudi soir à publier une édition du journal vendredi pour rendre hommage à leurs collègues tués. Leur “Une” est simple, factuelle et glaçante, sans adjectif. “Cinq personnes abattues au Capital”, est-elle titrée. 

A l’arrière de camionnettes, dans un parking situé à quelques centaines de mètres de leur salle de rédaction bouclée par la police, ils ont recréé des bureaux de fortune pour raconter la tragédie dont ils ont été les victimes, avec l’aide des journalistes du Baltimore Sun, propriétaire du Capital Gazette.

“Je ne sais pas quoi faire d’autre à part ça”, a expliqué un journaliste, Chase Cook, jeudi. “On va sortir un journal demain”, avait-il dit à l’AFP.

“Je ne peux pas dormir, donc la seule chose que je puisse faire c’est rendre compte des faits”, a écrit sur Twitter pendant la nuit un autre journaliste, Phil Davis.

Dans leur journal de vendredi, les noms des victimes sont imprimés à la page habituellement réservée aux éditoriaux, laissée vide. 
“Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées”, est-il précisé.
Au-delà du monde du journalisme, c’est toute la ville d’Annapolis, paisible bourgade historique à une heure de Washington, qui est endeuillée.

“Le Capital Gazette est le journal d’Annapolis (…) J’avais bien sûr rencontré les cinq victimes, et tous les autres journalistes”, a déclaré sur Fox News vendredi matin Timothy Altomare. 

Le Capital, qui fait partie du groupe Capital Gazette, est un petit journal fondé en 1727. Il employait six reporters, deux photographes et 5 secrétaires de rédaction. Ses locaux sont protégés par une porte fermée en permanence, a expliqué à l’AFP un de ses journalistes.

Les alentours du journal, situé en pleine zone commerciale derrière une banque, étaient toujours bloqués par la police vendredi matin.
Des habitants d’Annapolis sont venus rendre hommage aux victimes pendant la nuit, en déposant des bouquets de fleurs. Le journal fait partie du quotidien des habitants de la ville qui connaissaient bien souvent personnellement ses reporters. 

AFP

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