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Deux ans après l’attentat de Nice, hommage aux victimes en présence d’Edouard Philippe

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Publié le 13/07/2018 à 6:58 - Mise à jour le 13/07/2018 à 6:58
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Édouard Philippe a souligné le travail des forces de l’ordre dont l’action « souterraine contre le terrorisme a permis de déjouer 25 projets d’attentats depuis le mois de janvier 2017 » en France.

Dans son allocution, il a tenu à associer à la mémoire des victimes de l’attaque de Nice celles d’autres attentats survenus depuis, et rappelé le projet de créer « un juge de l’indemnisation des victimes d’actes terroristes qui aura une compétence nationale », annoncé la veille.

Un appel à projet pour la création d’un centre national de ressources et de résilience qui doit développer « une approche pluridisciplinaire et transversale du psycho-traumatisme » doit être lancé « d’ici quelques jours ».

Des représentants des associations de victimes ont également fait partager leur émotion, et appelé de leurs vœux la création, à Nice, d’un mémorial et centre de recherche.

Dans la matinée, une cérémonie inter religieuse avait été organisée villa Masséna, sur la promenade des Anglais, avant que les proches ne déposent une rose blanche au pied du mémorial provisoire installé dans les jardins de ce musée.

Avant la cérémonie, le Premier ministre avait assisté au défilé militaire du 14-Juillet, et rencontré en mairie, à huis-clos, une quarantaine de familles, en compagnie du maire LR Christian Estrosi.

La journée d’hommage devait se prolonger dans la soirée par un concert de l’Orchestre philharmonique de Nice et du chanteur Patrick Fiori, suivi d’un lâcher de 86 ballons et l’illumination d’autant de faisceaux sur la promenade des Anglais.

Selon le dernier bilan communiqué par le Fonds de garantie qui indemnise les victimes, l’attentat du 14 juillet 2016 a fait, outre les 86 personnes tués, 206 blessés et 1 360 personnes traumatisées.

Commis à l’issue du feu d’artifice par un Tunisien installé à Nice, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, abattu au cours de l’attaque, l’attentat avait été revendiqué par l’Etat islamique.

Deux instructions judiciaires sont en cours, l’une à Paris concernant l’attentat lui-même, et l’autre à Nice à la suite de plaintes pour mise en danger de la vie d’autrui contre les organisateurs de la Prom’ Party.

Après l’attentat, une vive polémique avait éclaté entre la municipalité et le gouvernement d’alors à propos d’éventuelles failles dans la sécurité de cet événement organisé conjointement par la ville et l’Etat.

AFP

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