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Dans un immense désert, le flic le plus seul d’Australie

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Publié le 16/09/2018 à 12:14 - Mise à jour le 16/09/2018 à 12:14
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Le policier reconnaît que sa juridiction, qui fait la taille du Royaume-Uni, est « assez grande ». Il met quatre jours à la traverser en voiture. Mais il adore le défi. « Ce boulot s’est présenté et je me suis dit : quel site emblématique de l’Australie ! », raconte le policier à l’AFP. « Alors, j’ai fait acte de candidature. » Deux ans plus tard, Stephan Pursell quitte donc les eaux azur de la Sunshine Coast, à 1 600 kilomètres plus à l’est, avec ses valises et son épouse Sharon, pour s’établir au milieu d’une vaste étendue de sable parsemée de dunes, où pas grand chose ne pousse. Au quotidien, ses principaux compagnons sont la poussière, les mouches enquiquinantes, les chameaux sauvages, les chiens errants et les serpents mortels.

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Être tout seul pour patrouiller 240 000 km2 pourrait faire peur à certains policiers. Mais pas à l’agent Stephan Pursell, qui représente désormais la loi dans la localité de Birdsville, bourg perdu du centre de l’île-continent. Une région qui ne plaît pas à tout le monde. Les températures diurnes peuvent dépasser les 40 degrés Celsius. Et les vents peuvent provoquer des tempêtes de sable qui masquent le soleil et transforment le jour en nuit.

Seule une centaine de personnes vivent à Birdsville. Il n’y a qu’un seul bar, qui fait également office d’hôtel. Un commerce permet aux habitants de se ravitailler en essence et en denrées de base. La boulangerie vend des tourtes de curry de chameau. « Il faut le vivre pour l’apprécier. C’est un endroit époustouflant », assure le policier. L’année dernière, une vidéo le montrant en train de faire frire un œuf sur le capot de son 4×4 a fait sensation sur internet.

Curry de chameau

Au travail, la « criminalité n’est pas un problème », reconnaît Stephan Pursell. « Ce qu’on fait surtout, c’est s’assurer que les gens arrivent ici en sécurité, rentrent chez eux en sécurité. Les pannes de voiture, les problèmes médicaux, les accidents. Il faut être prêt à réagir à tout ce genre de choses. » Les accidents les plus fréquents concernent des voitures qui font des tonneaux. Le commissariat a également eu affaire à un pilote dont l’avion avait perdu une roue après une collision en vol avec un pélican.

Du fait de l’immensité de la zone, — des jours entiers peuvent passer sans que personne ne la traverse– , la contribution de la population locale est essentielle. L’agent Pursell est parfois accompagné dans ses missions par une infirmière, un garde forestier aborigène, un mécanicien, parmi d’autres habitants.

Il coopère également avec ses collègues policiers qui sont à des centaines de kilomètres ou avec les ranchs d’élevage qui l’aident à suivre la trace des voyageurs. Deux fois par an, les choses s’agitent plus, lors des courses de chevaux centenaires de Birdsville, qui sont connues dans toute l’Australie, et le Big Red Bash, un festival de musique.

Une solitude qui ne pèse pas

Neale McShane, le prédécesseur de Stephan Pursell parti à la retraite en 2015 après dix ans passés à Birdsville, dit à l’AFP qu’il « ne s’est jamais ennuyé ». Chaque mission est synonyme d’épopée en 4×4 à travers les dunes de sable, ou de vol en hélicoptère qu’il faut appeler à la rescousse au préalable.

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Ce travail présente ses avantages, souligne McShane : « Quand on dort dans le désert et qu’on regarde les étoiles, elles semblent si proches qu’on se dit qu’on pourrait les toucher. » Mais il peut être stressant d’être d’astreinte 24 heures sur 24. Vu le faible nombre d’habitants, il y a aussi de grandes chances pour que les appels de détresse concernent des gens qu’on connaît. De façon quelque peu surprenante, le policier ne se plaint toutefois pas de la solitude. 

Quand la presse locale l’a présenté comme le flic le plus solitaire d’Australie, l’agent Pursell s’est rendu compte que les gens se rendaient au commissariat pour lui parler. « Les gens venaient juste pour bavarder parce qu’ils croyaient que j’étais seul. On ne s’est jamais senti seul ici. C’est une super petite ville ».

 

AFP avec Rédaction web

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