fbpx
jeudi 20 février 2020
A VOIR

|

Une thèse sur le comique polynésien d’hier à aujourd’hui

Publié le

Publié le 31/08/2016 à 15:58 - Mise à jour le 31/08/2016 à 15:58
Lecture 2 minutes

Après cinq années de recherches, c’est enfin la consécration pour Goenda. La jeune femme a soutenu sa thèse cet après-midi devant un jury composé de quatre membres, Mirose Paia et Bruno Saura, deux membres de l’Université, un spécialiste du comique de l’Université de Besançon et un professeur de l’Université d’Auckland. Dans la salle, on a rarement vu autant de public. Preuve que le thème a séduit. Le rire dans la tradition orale et la littérature contemporaine polynésienne fait l’objet d’une première analyse à l’Université. 

Lorsqu’on demande à Goenda pourquoi elle a choisi ce sujet, elle nous répond : “Pourquoi pas. Tout simplement parce-qu’en 2011, lorsque j’ai débuté ma thèse, la Maison de la Culture proposait de refaire vivre la pièce de théâtre Te pe’ape’a hau’ore o Papa Penu et Mama Roro écrite en 1972 par Maco Tevane, le père de Heremoana Maamaatuiahutapu, alors directeur de la Maison de la Culture. C’est donc par rapport à l’engouement populaire qui a eu à ce moment là que je me suis dis, ça serait bien que l’on puisse connaitre davantage le comique polynésien, comment ce comique reflète la société d’aujourd’hui et comment la langue a t’elle évolué par rapport à ce champ sémantique qui se rapporte au rire.” 

Pour ses recherches, Goenda s’est également inspirée de la pièce de théâtre de John Mairai écrite en 1989 E’ita ïa mais aussi des ‘ute ‘arearea, les chants comiques traditionnels dans le cadre des fêtes culturelles du mois de juillet à Tahiti de 1986 à 2014. 

En 1995, déjà, le parcours de Goenda démontre son attachement à la culture puisqu’elle obtient une licence en “Langues et Cultures Régionales” à l’Université de Polynésie. La jeune femme s’inscrit ensuite à l’Ecole Normale avant de devenir enseignante jusqu’en 2001. En 2006, elle sera formatrice en Langues et Cultures polynésienne. Après un master en Sciences de l’Education et de la Formation à l’Institut Supérieur de l’Enseignement Privé de Polynésie en 2010, Goenda forme aujourd’hui les enseignants à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education de la Polynésie française. 

Un long parcours qui s’achève par ce doctorat en Langues, littératures et civilisations polynésiennes. Mention du jury : très honorable. D’ailleurs, Bruno Saura, anthropologue et professeur à l’Université de Polynésie, ne cache pas avoir été séduit par cette thèse : “J’étais pas spécialiste du comique, c’est pour ça que j’ai trouvé des spécialistes extérieurs. Le thème est important, parce-qu’on sait que les Tahitiens, comme d’autres peuples, aiment rire. La question est de savoir si ils rient des mêmes choses que les autres peuples. Donc c’était un sujet très intéressant. ça parait léger, mais en faite, il y a une vrai subtilité, une vrai profondeur là-dedans”. 

 

Rédaction web avec Oriano Tefau

 

Ovation pour Goenda Turiano-Reea

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

L’audiovisuel, un secteur qui séduit les jeunes

Ils sont graphistes, cadreurs, réalisateurs ou beatmakers. Avec la généralisation des smartphones et du numérique, les métiers de l’audiovisuel attirent de plus en plus de jeunes. Faute d’école spécialisée au fenua, ils sont nombreux à se former sur le tas. Comment font-ils pour s’en sortir et se faire une place sur un marché restreint ? Eléments de réponse.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV

X