lundi 12 avril 2021
A VOIR

|

Une marche contre la violence à Papara

Publié le

À Papara, certains automobilistes sont tombés ce matin dans les embouteillages, et pour cause, plus de 200 personnes ont marché de Taharuu jusqu’à la salle Hotu Hau derrière la mairie. Une marche pour dire "stop" à toutes formes de violences en Polynésie, mais aussi dans le monde.

Publié le 17/08/2019 à 16:47 - Mise à jour le 18/08/2019 à 18:01
Lecture 2 minutes

À Papara, certains automobilistes sont tombés ce matin dans les embouteillages, et pour cause, plus de 200 personnes ont marché de Taharuu jusqu’à la salle Hotu Hau derrière la mairie. Une marche pour dire "stop" à toutes formes de violences en Polynésie, mais aussi dans le monde.

La journée mondiale de lutte contre les violences a lieu habituellement le 25 novembre, mais Papara a décidé d’emboîter le pas pour marquer les esprits. Ils venaient de Papeari, Papara, ou encore de Paea : associations et confessions religieuses adventistes, protestants ou catholiques, ont décidé ce matin, à leur manière, de dire non à la violence.

« C’est très important de faire cette marche-là, qui est organisée en faveur des victimes à la violence, à la maltraitance. C’est un fléau qui existe en Polynésie, et même dans la commune. Il ne faut pas se voiler la face. Je suis contente car nous marchons tous ensemble aujourd’hui. L’objectif recherché, ce n’est pas de stopper cette violence, car on ne peut pas la stopper, mais c’est plutôt pour que ces victimes puissent dénoncer ce qu’il leur arrive » explique Adeline Lo Sam Kieou, organisatrice de la marche.

La marche a duré une heure, et a débuté de Taharuu, direction la salle Hotu Hau dans la vallée de Papara.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

À la tête du cortège, les organisateurs, mais aussi des élus municipaux, et notamment la nouvelle tavana de Papara venue apporter son soutien au mouvement. Car Papara est une commune particulièrement touchée par la violence. Pas plus tard que la semaine passée, la famille du célèbre surfeur Manoa Drollet en a fait les frais. Et des altercations au Snack de Taharuu ont aussi provoqué le débat sur les réseaux sociaux.

« Un couple s’est fait pour être uni par l’amour, pas par la violence. Et il n’y a pas que la violence physique, il y aussi la violence morale. Toutes sortes de violences qui peuvent exister dans un couple. (…) C’est un fléau qui existe en Polynésie comme de partout dans le monde. Nous avons le droit de nous exprimer, de dire ‘stop, on ne veut plus de violence’. (…) Aimez-vous les uns les autres, et apportez du bonheur à votre couple » a déclaré Béatrice Peyrissaguet, maire de Papara.

Cette marche contre la violence a été initiée par l’Église adventiste de Papara. Elle a été avancée d’une semaine pour s’accorder au calendrier d’occupation de la salle municipale Hotu Hau où les participants à la marche se sont ensuite rassemblés pour un concert spirituel.

infos coronavirus