mardi 24 novembre 2020
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Tony Géros à la présidence du Conseil supérieur de la fonction publique communale

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Le tavana de Paea succède ainsi à Benoit Kautai.

Publié le 17/11/2020 à 15:41 - Mise à jour le 17/11/2020 à 16:34
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Le tavana de Paea succède ainsi à Benoit Kautai.

Tony Géros a été élu face au maire de Mahina Damas Teuira, le candidat soutenu par les maires au sein du Conseil. Le tavana de Paea a été été par 12 voix sur 20, pour un mandat de 6 ans : « C’est un comité paritaire donc la moitié des membres appartient à l’organisation syndicale et l’autre moitié appartient au maire » explique-t-il.

C’est une fierté pour cet élu indépendantiste : « Dans toutes les fonctions publiques, il y a toujours un conseil supérieur : fonction publique d’État, fonction publique du territoire, et au niveau des communes, on vient de me nommer à la présidence du Conseil supérieur de la fonction publique communale. (…) Je pense que ce qui a fait la différence, c’est que d’un côté vous avez un candidat qui a 25 ans d’expérience en tant qu’agent communal, secrétaire général, et d’un autre côté il y a un candidat qui a été chef de service territorial et donc une autre fonction publique. C’est peut-être ce qui a fait pencher la majorité de mon côté. Mais en tous les cas, il n’aurait pas démérité s’il avait eu la présidence du conseil supérieur ».

« J’ai voulu absolument participer à cette élection parce que depuis 2004, nous avons œuvré pour avoir un code des communes propre à la Polynésie, on nous a imposé le CGCT (Code général des collectivités territoriales, NDLR). On s’est battu pendant des années, et quand la fonction publique communale est arrivée et qu’ils ont cristallisé tous ceux qui ne voulaient pas adhérer, alors là, j’ai plus accepté, j’ai dit non. Je prends un peu ma revanche car grâce à ce titre je vais bien pouvoir bien travailler sur les ordonnances (…) et essayer de faire en sorte que les réponses que l’on va apporter dans les modifications des ordonnances qui prévalent à la fonction communale, puissent servir l’intérêt à la fois des élus et des personnels qui font partie de cette fonction publique » a ajouté Tony Géros. Les ordonnances, ce sont des actes qui échappent aux parlementaires, puisque ce sont des actes réglementaires qui relèvent du gouvernement central, et donc c’est là tout le mérite que nous avons en Polynésie, de pouvoir intervenir sur ces ordonnances. Mais jusqu’ici, s’agissant d’actes réglementaires, nous sommes justes consultés pour avis et notre avis n’est pas formel, donc ça veut dire que quoi qu’on en dise, le dernier mot va revenir au gouvernement central, et c’est là où on a besoin d’un président qui soit fort pour leur faire comprendre que peut-être, effectivement institutionnellement, ils ont le droit de décider ce qu’ils veulent, mais il ne faut pas oublier qu’en Polynésie on est quand même à 20 000 kilomètres de la France et on peut pas comparer une commune de Polynésie à une commune de l’hexagone ».

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