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Le sort des défunts de Punaauia entre les mains de la justice

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Publié le 28/01/2017 à 16:00 - Mise à jour le 28/01/2017 à 16:00
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Le conseil municipal de la commune de Punaauia a décidé, il y a une dizaine d’années, d’acquérir une parcelle de terre qui se trouve sur la propriété Nordhoff, que l’on appelle plus communément la terre de Vaitavere dans le quartier Vaihi. La commune a fait l’acquisition de cette parcelle de terre de 20 hectares pour la somme de 200 millions Fcfp.

Elle s’est également occupée de l’aménagement de la route, et des parcelles de terre pour un coût de 800 millions Fcfp. L’une de ces parcelles a accueilli le nouveau cimetière de Punaauia, l’autre étant saturé.

« Aujourd’hui, explique le maire, nous avons un nouveau cimetière qui est terminé depuis novembre 2016, et on ne peut pas l’utiliser. » Pourquoi ? « Depuis que les travaux ont été terminés, une poignée d’individus est venue sur le terrain pour l’occuper et  revendiquer la parcelle de terre, alors qu’auparavant, quand les travaux n’étaient pas commencés, ils ne s’étaient pas manifestés. »

Suite à cette occupation, qui remonte à deux mois, Ronald Tumahai s’est tourné vers le tribunal administratif pour déposer un recours. « Nous allons avoir une décision de justice demain, lundi 30 janvier, puisqu’il y a eu plusieurs reports au niveau du tribunal. » En l’absence d’une décision de justice, le cimetière reste bloqué et la commune de Punaauia est dans l’impossibilité de l’utiliser.

Depuis le mois de novembre, deux familles de la commune ont donc été dans l’obligation d’enterrer leurs défunts au cimetière de Papeete. La petite Hinatea décédée tragiquement dans un accident de la route aux Marquises, dont le corps a été rapatrié samedi à Tahiti, sera quant à elle inhumée à Faa’a pour la même raison.

Ronald Tumahai ne décolère pas, « Le service public funéraire de Punaauia est bloqué à cause de cette poignée d’individus qui squattent et bloquent le passage au nouveau cimetière qui est fin prêt pour accueillir les décès de la commune. »

Si la justice ne lui donne pas raison, le premier magistrat de la commune se verra dans l’obligation de prendre un arrêté afin d’autoriser la population à enterrer les défunts dans les jardins, en attendant que la situation se débloque, le cimetière communal de Nuuroa étant complètement saturé.

Les habitants de Punaauia se verront t-ils dans l’obligation d’enterrer leurs mort chez eux ou dans une autre commune? La réponse est entre les mains du tribunal administratif qui pourrait trancher, demain, le litige.
 

Rédaction Web avec Thierry Teamo

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