mercredi 18 septembre 2019
A VOIR

|

La majorité des Tahitiens confiants dans l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

Publié le

Publié le 16/10/2018 à 14:31 - Mise à jour le 16/10/2018 à 14:31
Lecture 2 minutes

Une étude réalisée fin septembre 2018 par l’institut Quidnovi auprès de la communauté polynésienne résidant en Nouvelle-Calédonie a démontré qu’elle abordait le référendum du 4 novembre avec une certaine sérénité. “On ne pouvait pas rester en marge de ce référendum. D’autant plus que vivent en Nouvelle-Calédonie des Polynésiens. Au sein de la commission, nous nous sommes dits qu’il était pertinent que l’on se préoccupe de ce qu’ils ressentent, et qu’on puisse se projeter sur le devenir de cette communauté : si elle souhaite revenir au fenua ou rester là-bas” a déclaré Philip Schyle, président de la commission des institutions. “On ne peut pas rester insensible au sort de nos communautés tahitiennes qui sont installées en Nouvelle-Calédonie. C’est bien de pouvoir disposer d’éléments concrets pour pouvoir mesurer plus tard par exemple les flux migratoires” a ajouté Michel Builliard, maire de Papeete.

>>> Lire aussi : Référendum en Nouvelle-Calédonie : un nouveau sondage donne le non vainqueur

Actuellement, la communauté polynésienne représente 2% de la population calédonienne. En 2014, le dernier recensement faisait état de 5 600 personnes, “un chiffre qui doit cependant être considéré avec précaution de par le métissage d’une partie de cette communauté au fil des générations” précise l’étude.

La majorité des Polynésiens -surtout ceux qui sont arrivés après 2000- sont venus s’installer en Nouvelle-Calédonie pour des raisons économiques. Le rapprochement familial fait également partie des motivations à venir sur l’île. Et bien qu’installés là-bas, 18% de la communauté tahitienne de Nouvelle-Calédonie aide financièrement sa famille restée au fenua.

64% de la communauté polynésienne de Nouvelle-Calédonie est “ancrée” dans le pays, 14% envisagerait d’en partir dans les 3 à 5 années à venir, et 14% aimerait en partir définitivement. 200 à 450 personnes pourraient donc quitter la Nouvelle-Calédonie définitivement d’ici trois ans. “Un nombre qui pourrait évoluer si la situation se détériorait d’un point de vue politique” nuance l’étude.

Et tous les Polynésiens ne rentreraient par forcément au fenua : une partie a déclaré vouloir plutôt se rendre en métropole, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. “On sait que la moitié de ces Polynésiens sont d’abord Calédoniens même ils n’oublient pas leur origine polynésienne. Ils restent donc ancrés à la Nouvelle-Calédonie. En revanche, chez ceux qui sont partis dans les années 2000 s’y installer, il y a de l’inquiétude. La grande surprise que j’ai eu, c’est de constater que bon nombre d’entre eux ne reviendraient pas au fenua mais continueraient leur migration vers d’autres pays” a déclaré Philip Schyle.

> Une communauté confiante dans l’avenir

Et à l’approche du référendum du 4 novembre sur l’indépendance du territoire, la communauté polynésienne se veut optimiste. 59% des interrogés sont confiants quant à leur situation personnelle et professionnelle, et 43% ont confiance en l’avenir du du pays. Toutefois, cet optimisme est moins marqué auprès de ceux qui sont arrivés après 2000.

D’autres études seront réalisées aux abords des autres référendums.
 

Rédaction web avec Laure Philiber

DOSSIERS DE LA REDACTION

Le drame des violences conjugales en Polynésie française

La secrétaire d’État Marlène Schiappa a annoncé mettre en place un Grenelle spécifique aux territoires d’outre-mer le 25 novembre. Quel est le constat de cette violence en Polynésie et quelles sont les aides dont bénéficient les victimes ?

Ligue 1 Football : le point sur les grands changements avant la reprise

En football, après 2 longs mois d’arrêt, les footballeurs de ligue 1 reprennent petit à petit le chemin des terrains. L’occasion pour nous de faire le point sur les grands chantiers de l’intersaison avec en ligne de mire le mercato hivernal.

Les dangers des réseaux sociaux

Internet et les réseaux sociaux sont-ils des pièges dont les premières victimes sont les adolescents ? La question est plus que jamais d’actualité. En Polynésie, on n’échappe pas à l’utilisation intensive du Web qui peut parfois mener à des dérives. Pour éviter les pièges, la gendarmerie met régulièrement en place des actions. Les professionnels de santé se sont aussi saisis de cette problématique.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

Turama – Décrochage scolaire : qui est concerné, comment...

La Mission de lutte contre le décrochage scolaire a fait sa rentrée. La MLDS aide chaque année des jeunes qui sortent du système scolaire. Les inscriptions sont toujours plus nombreuses. Un nouveau centre a ouvert ses portes à Raiatea. Pour évoquer le sujet du décrochage scolaire, Jean-Jacques Hénault, inspecteur de l'éducation nationale était notre invité du journal.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV