dimanche 18 avril 2021
A VOIR

|

Condamnée pour avoir ébouillanté le chien de sa belle-sœur

Publié le

JUSTICE – Une femme de 33 ans a été condamnée ce jeudi par le tribunal correctionnel, à 105 heures de travail d’intérêt général (TIG) pour sévices sur animal. En septembre 2017, à Pirae, elle avait jeté une casserole d’eau bouillante sur le chien de sa belle-sœur, lui brûlant une bonne partie du corps.

Publié le 23/05/2019 à 15:12 - Mise à jour le 20/06/2019 à 15:19
Lecture < 1 min.

JUSTICE – Une femme de 33 ans a été condamnée ce jeudi par le tribunal correctionnel, à 105 heures de travail d’intérêt général (TIG) pour sévices sur animal. En septembre 2017, à Pirae, elle avait jeté une casserole d’eau bouillante sur le chien de sa belle-sœur, lui brûlant une bonne partie du corps.

La trentenaire s’en était pris à l’animal car elle n’avait pas supporté qu’il vienne manger dans la gamelle de ses chats. « Ce n’est pas mon chien. Ce n’est pas à moi de m’en occuper. Je me suis énervée », a-t-elle dit à la barre en guise de défense, sans vraiment mesurer la gravité de ses actes, ce qui a agacé le président du tribunal. « C’est quoi la peine maximale madame le procureur ? », a interrogé le magistrat. « Deux ans », lui a répondu sa collègue pour bien faire comprendre à la mise en cause qu’elle risquait gros. « Elle s’est comportée de manière inhumaine. Et on voit que madame n’a pas du tout conscience de la gravité de ce qu’elle a commis », a enchaîné la représentante du parquet.

La trentenaire, dont le casier judiciaire était vierge jusqu’à aujourd’hui, a finalement été condamnée à 105 heures de TIG. La justice lui a également interdit de détenir un animal pour les 5 ans à venir. Quant à sa victime à quatre pattes, elle a survécu malgré des brûlures sur une bonne partie du corps.

Quelques défenseurs des animaux, alertés à la dernière minute, avaient fait le déplacement au palais de justice. Mais des associations déplorent ne pas être informées de la tenue de tels procès. « Malheureusement, il n’y a pas de contact entre le parquet et les associations. Il serait judicieux que les associations, qui peuvent être parties civiles, soient informées », a réagi Carole Couturier, la présidente de l’Alliance pour le Respect et la Protection des Animaux de Polynésie, une association créée il y a trois ans. Et celle-ci d’ajouter : « on ne peut pas impunément maltraiter un animal (…) C’est un être vivant et comme tout être vivant, il a droit au respect et à être bien traité ».

infos coronavirus

Nouvelle-Zélande : essai d’une application pour détecter le virus avant les symptômes

L'application, appelée "elarm", se connecte aux montres connectées ou aux appareils mobiles qui mesurent les performances sportives et utilise l'intelligence artificielle pour...

Retour sur une année de Covid en Polynésie

L’année dernière à la même période, la Polynésie était confinée. Un mauvais souvenir marquant le début d’une crise sanitaire et économique due à la Covid-19. Des premiers cas au compte-gouttes, puis la flambée, jusqu’au contrôle de l’épidémie depuis fin décembre, le Dr Henri-Pierre Mallet revient avec nous sur cette année difficile.