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Arnaque Get easy : de nouvelles structures se créent

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Publié le 11/02/2015 à 16:55 - Mise à jour le 29/06/2019 à 9:17
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Nous vous en parlions en novembre dernier : plusieurs familles polynésiennes ont été escroquées. Approchées pour investir dans des appareils de géolocalisation baptisés Get easy, elles avaient finalement perdu leur argent. Ce sont les banques qui avaient signalé au parquet d’importants transferts vers le Portugal et Macao. Une enquête a ensuite été ouverte  (lire ici). 
Les ventes en réseau ou ventes pyramidales de packs de géo-localisateurs ont été effectuées avec la complicité de promoteurs locaux, selon la gendarmerie. Le retour sur investissement promis était de… 300% sur un an. Le montant de la fraude a été estimé à environ 205 millions de Fcfp. 

Les premiers résultats de l’enquête ouverte par la section de recherche de Papeete ont conduit à l’interpellation de la « tête de réseau », une femme d’une cinquantaine d’années. Un promoteur et plusieurs protagonistes ont également été arrêtés.
« Des sommes, de l’ordre de plusieurs centaines de millions de Fcfp , qui étaient prêtes à partir ont été bloquées. Malheureusement, certains épargnants ont été floués », a annoncé le procureur José Thorel. L’enquête a permis de découvrir d’autres victimes de l’escroquerie qui se sont lourdement endettées. La victime qui a le plus perdu avait investi 5 millions de Fcfp dans Get easy…

La société, basée au Portugal, a rencontré des difficultés bancaires et quelques démêlés avec la justice. Les instigateurs de l’arnaque ont donc démantelé Get easy pour créer Igetmania. Les ex-adhérents de la société portugaise ont été une nouvelle fois sollicités pour participer à l’achat d’actions Igetmania d’une valeur de 200 euros (environ 20 000 Fcfp) pour « sauvegarder leurs investissements ». 

Des réactions à cette manoeuvre se sont alors manifestées sur les réseaux sociaux. Un collectif de souscripteurs Get easy s’est mis en place, et une association dénommée Unasim propose aux victimes de l’arnaque une adhésion financière afin de mener une action judiciaire ou de négocier à l’amiable le remboursement des sommes investies. « Les sommes qui ont été perdues dans Get easy sont perdues sauf à ce que les autorités judiciaires, dans le cadre de l’entraide pénale internationale, puisse les récupérer par voie de saisie, ce qui est fort peu probable », déclare José Thorel. 

Ces collectifs et autres associations ne seraient donc que des arnaques, selon la gendarmerie. Elles auraient été mises en place par les leaders de Get easy pour leur permettre de poursuivre leur activité criminelle. 
« Aujourd’hui, les enquêteurs de la gendarmerie ont connaissance que de nouvelles structures, sous d’autres noms que Get easy, commenceraient à démarcher les épargnants polynésiens, donc tenteraient en réalité, de réitérer cette énorme escroquerie qui a été démantelée il y a quelques mois », explique le procureur de la République en Polynésie française. 

La gendarmerie met donc en garde les victimes de Get easy ainsi que le reste de la population du fenua qui pourrait être démarchée. « Le sigle Igetmania doit absolument attirer l’attention et faire l’objet d’une déclaration à la gendarmerie ou au Parquet, ainsi que l’association Unasime », prévient le procureur. De manière générale, « toute promesse de gain, de toucher un héritage, de toucher le gros lot à la loterie, doit être prise avec la plus grande vigilance. Et en aucun cas ne doit faire l’objet d’un virement par Western Union, ce qui est la meilleure façon de perdre son argent ». Un autre élément permet de déceler une arnaque : les organisateurs sont toujours à l’étranger « de manière à échapper aux poursuites judiciaires françaises ». 

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