lundi 26 octobre 2020
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Papeari : un court-métrage pour apprendre les langues polynésiennes

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Publié le 02/06/2019 à 15:30 - Mise à jour le 02/06/2019 à 15:30
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Un plateau de tournage grandeur nature avec ses personnages, ses caméramen, ses sondiers et même ses paroliers… De janvier à avril, 22 élèves de CM2 du l’école Matairea ont réalisé pour la première fois un court-métrage de 5 minutes qu’ils présenteront lors du festival interscolaire pour la valorisation des langues tahitiennes.

Et cela n’a pas toujours été chose facile de se mettre dans la peau d’un professionnel de l’audiovisuel : « C’est difficile parce qu’il faut gérer le gros plan ou le plan large, il faut gérer la position, et il faut bien tourner pour qu’on voit tout le monde » nous confie Raiteva Ateo, jeune apprenti-caméraman.

Le court métrage a été tourné sur le site du motu Ovini. 

Si les élèves ont énormément appris sur le monde de l’audiovisuel, ils ont surtout dû se familiariser avec les langues polynésiennes. En effet, le scénario est entièrement en reo Tahiti. « J’ai appris à parler notre langue tahitienne, comme nos ancêtres. Comment dire caméra en tahitien etc. » nous dit Kilian Pea, acteur en herbe. « On avait écrit les répliques en français, puis on a traduit en tahitien. J’ai appris comment dire le plastique en tahitien, et plein d’autres choses » ajoute Ragitake Vanbastoler, actrice en herbe.

« C’est surtout pour donner une motivation aux élèves à reparler leur langue maternelle. Ici, ça sera le tahitien, mais pour les autres archipels, comme par exemple les Marquises, les élèves produiront des courts-métrages dans leur langue marquisienne » explique Christelle Maruhi, enseignante animatrice plurilingue.

Le thème du court-métrage des élèves de Matairea porte sur les dangers de la malbouffe et les bienfaits de la nourriture locale, mais aussi sur l’environnement.

La production des élèves sera présentée le 5 juin prochain à la DGEE parmi les autres courts-métrages d’élèves de cycle 3 venus de toute la Polynésie.
 

Rédaction web avec Sophie Guébel

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