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Guyane: 120 milliards de francs Pacifique débloqués par l’État, les Guyanais demandent un “statut particulier” pour leur territoire

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Publié le 31/03/2017 à 16:33 - Mise à jour le 31/03/2017 à 16:33
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“Le gouvernement a entendu les aspirations et les demandes des Guyanais”, a déclaré M. Fekl lors d’une conférence de presse commune avec son homologue des Outre-mer. Moins d’une heure plus tôt, le ministre de l’Intérieur avait listé une série de “décisions fermes et sans appel”, à une délégation d’une cinquantaine de Guyanais.
Le total des engagements, pour la plupart des “mesures d’urgence” mais dont certains courent sur dix ans, a été chiffré à 1,085 milliard d’euros (120 milliards de francs Pacifique) par Ericka Bareigts. 

Alors que ces propositions avaient rapidement été qualifiées de “non satisfaisantes”, la délégation, après avoir passé l’après-midi à les étudier, a redémarré à 18H30 (23H30 à Paris) les négociations avec la seule ministre des Outre-mer, Matthias Fekl s’étant envolé pour la métropole quelques heures plus tôt.

Trois membres de la délégation, dont Davy Rimane, sont sortis quelques heures plus tard sur le perron de la préfecture, où les discussions se tenaient, pour s’adresser aux centaines de personnes massées en contrebas.

Le collectif “Pou La Gwiyann dékolé”, qui regroupe l’ensemble des mouvements protestataires, “demande au président de la République et au gouvernement d’entamer les discussions avec la société guyanaise afin d’ouvrir un débat clair, transparent, visant à doter notre pays, trop éloigné des centres de décisions hexagonaux, un statut particulier pour la Guyane”, a déclaré M. Rimane, provocant les vivats de la foule.

Interrogé peu après par l’AFP, M. Rimane a justifié cette exigence par la volonté de se débarrasser d’un lien “trop centralisé et vertical avec Paris”, qui empêche la Guyane “d’avancer”. Un référendum sur l’autonomie de la Guyane s’était tenu en 2010. Le “non” l’avait largement emporté.
“Mais cette crise est l’expression de l’échec de ce référendum”, a observé Gauthier Horth, un autre membre du collectif. “Car le cadre réglementaire n’est pas du tout en adéquation avec la réalité guyanaise.”

 

La Guyane, vaste territoire d’Amérique du Sud (83.000 km2) situé à 7.000 km de Paris, connaît depuis une dizaine de jours un mouvement de contestation d’une ampleur historique, basé sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales. Le conflit a ralenti la vie économique et maintenu la fusée Ariane 5 au hangar.

Samedi, les ministres ont énuméré une trentaine d’engagements portant notamment sur la sécurité, la santé et l’éducation, dont certains avaient déjà été communiqués ces derniers jours. 

Matthias Fekl a mentionné la “pérennisation d’un escadron de gendarmes mobiles en Guyane”, l’arrivée de 50 gendarmes et policiers en renfort dès 2017, auxquels 80 gendarmes s’ajouteront entre 2018 et 2020, ainsi que l’augmentation de 50% du nombre de réservistes, dont le nombre passera de 200 à 300.
Il a aussi confirmé la construction d’un tribunal de grande instance et d’une prison à Saint-Laurent du Maroni, chiffrés respectivement à 30 et 50 millions d’euros. 
Ericka Bareigts a, de son côté, fait état de 48 milliards de Fcfp d’investissement pour l’éducation, qui enregistre selon elle “un retard considérable”, 85 millions d’euros pour le système de santé guyanais, et 36 milliards de francs Pacifique dans les infrastructures (ponts, routes). D’autres mesures ont été validées, destinées aux populations amérindiennes, à l’économie ou l’environnement. 
“Les décisions qui sont sur la table sont extrêmement fortes. Elles ont été élaborées avec le collectif. Elles signifient qu’il y aura dans les semaines qui viennent plus de sécurité, plus de développement économique ici, plus de santé”, a affirmé Matthias Fekl.
Samedi, la délégation s’était présentée devant les ministres avec un cahier de revendications de plus de 400 pages, rédigées par des collectifs appuyés par des élus. Les 428 revendications qu’il contenait ont été “passées en revue, expertisées”, a remarqué Matthias Fekl.
Aucun vol Air France et Air Caraïbes n’est assuré entre Paris-Orly et Cayenne samedi et dimanche, en raison du conflit. Mais les liaisons Guyane-Antilles restent maintenues.
Patrick Karam, ex-président du conseil représentatif des Français d’outre-mer, a fustigé dans un communiqué des “mesures en demi-teinte (qui) sont des chèques en bois laissés au bon vouloir des successeurs”.
 

AFP 

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