samedi 30 mai 2020
A VOIR

|

Dorian : début des évacuations aux Bahamas, bilan d’au moins 43 morts

Publié le

Éprouvés, fuyant la désolation et la mort, les rescapés de l'ouragan Dorian aux Bahamas ont commencé à être évacués vendredi, alors que les secours s'activaient dans l'archipel dévasté où le bilan humain a grimpé à 43 morts.

Publié le 07/09/2019 à 13:38 - Mise à jour le 07/09/2019 à 14:32
Lecture 4 minutes

Éprouvés, fuyant la désolation et la mort, les rescapés de l'ouragan Dorian aux Bahamas ont commencé à être évacués vendredi, alors que les secours s'activaient dans l'archipel dévasté où le bilan humain a grimpé à 43 morts.

Dorian, qui a frappé les Bahamas en catégorie 5, la plus haute, a fait 43 morts, selon un nouveau décompte annoncé par Erica Wells Cox, la porte-parole du Premier ministre bahaméen Hubert Minnis, sur la chaîne américaine NBC News. Le précédent bilan faisait état de 30 morts. « L’on s’attend à ce que ce nombre augmente de façon significative », a-t-elle cependant prévenu dans la foulée. « Il y a encore pour l’instant des centaines, peut-être même des milliers de disparus », a déclaré de son côté sur CNN le directeur général du ministère du Tourisme et de l’Aviation.

Après une traversée de plus de sept heures, plus de 260 habitants de l’île d’Abaco, évacués par un ferry affrété par le gouvernement, sont arrivés au port de Nassau à la nuit tombée vendredi selon un journaliste de l’AFP sur place. Un second ferry devait arriver dans la nuit.

Melanie Lowe, venue avec ses quatre enfants et son chiot, raconte que sa maison a été à moitié détruite. « Je suis juste heureuse que nous puissions avoir une bonne nuit de sommeil, une douche et un repas sain », dit-elle. Avant d’être évacués, « nous étions 16 dans un trois-pièces, à faire de notre mieux, à utiliser l’eau de pluie pour nous laver, à manger quelques plats congelés ». Melanie a trouvé un logement pour la nuit à Nassau et n’ira donc pas au centre d’hébergement mis en place par le gouvernement. Dans ce gymnase se trouvaient vendredi près de 200 évacués. Diane Forbes attendait là de voir ses deux fils, Patrick (24 ans) et DeAngelo (28), dont elle n’a plus de nouvelles depuis mardi. « Ils ont dit qu’ils avaient faim, et que l’odeur des corps, des morts, commençait vraiment à les affecter… J’attends, je veux juste savoir si mes fils sont à bord (du ferry) et s’ils vont bien. Je ne bougerai pas jusqu’à ce qu’ils ferment les portes ce soir et je reviendrai demain », dit-elle.

– Destruction –

Dans le chaos et la confusion, les opérations de recherches et de secours se poursuivaient, tant bien que mal. « C’est très compliqué comme il n’y a presque pas de communications », a expliqué à l’AFP un responsable de l’agence bahaméenne des situations d’urgence, la NEMA.

« C’est notre Katrina », a estimé jeudi le ministre de la Santé, Duane Sands, en référence à l’ouragan qui avait semé la désolation en Louisiane en 2005. Le ministre a ajouté craindre un bilan définitif « épouvantable ». « Le public doit s’attendre à des informations inimaginables concernant le bilan humain et les souffrances », a-t-il mis en garde.

(Crédit photo : Jose Luis Magana / AFP)

Dans la ville de Marsh Harbour, sur l’île de Great Abaco, dans le nord du pays, l’AFP a assisté à des opérations de collecte des cadavres. Environ 60% de l’île a été ravagée et des milliers de personnes y sont sans abri. Maisons pulvérisées, voitures renversées, champs entiers de débris, bateaux échoués et nombreuses zones inondées… À perte de vue s’étend un paysage de désolation qui tranchait avec la traditionnelle carte postale touristique des Bahamas. « Je crois honnêtement qu’Abaco, c’est fini. Je pense qu’Abaco ne s’en remettra pas avant les dix prochaines années, car tout est parti. Tout a disparu. Donc, pour avoir de l’argent, nous avons besoin de gens pour investir », a témoigné à l’AFP Thaah Hepburn, une sinistrée de Marsh Harbour.

Selon l’ONU, 70 000 personnes ont besoin d’une aide immédiate dans cet archipel des Caraïbes : eau, nourriture, médicaments… L’organisation internationale a annoncé que 85 tonnes de vivres seraient envoyées au cours des trois prochains mois.

Dorian s’est « acharné » sur les Bahamas, au-dessus desquelles il est longtemps resté quasi immobile, faisant tomber jusqu’à 76 cm de pluie par endroits.

(Crédit photo : Adam DelGiudice / AFP)

Privées, gouvernementales, émanant d’ONG… Les initiatives fleurissaient ces dernières heures pour apporter un soutien aux Bahaméens. Interrogé sur CNN, le chanteur Lenny Kravitz, un des plus célèbres représentants de la diaspora bahaméenne, a expliqué avoir envoyé des dons et des bateaux remplis de vivres vers l’archipel. « Ces gens n’ont rien », s’est-il désolé.

– Dorian continue sa route –

Dorian, qui continuait de remonter la côte atlantique des États-Unis, a affecté vendredi matin la Caroline du Nord, au niveau de Cap Hatteras, au sud de l’archipel touristique des Outer Banks, déjà touché l’an dernier par l’ouragan Florence. Rétrogradé en catégorie 1, il ne cessait de s’affaiblir, avec des vents atteignant un maximum de 150 km/h.

Le beau temps était revenu sur la ville touristique de Charleston, en Caroline du Sud, où de fortes bourrasques et de légères inondations ont privé jeudi 200 000 foyers d’électricité.

Le centre de l’ouragan continuait vers la Nouvelle-Angleterre (nord-est des États-Unis) à une vitesse d’environ 40 km/h, et était à 6h00 GMT à un peu moins de 300 km de l’île touristique de Nantucket, dans le Massachusetts, selon le Centre national des ouragans américain. Il devrait ensuite poursuivre sa route vers la Nouvelle-Ecosse, au Canada. Les autorités canadiennes ont lancé une alerte à l’ouragan pour l’Ile-du-Prince-Edouard et le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Air Tahiti : pas d’indemnisation pour ses lignes déficitaires

Le tribunal administratif a tranché : les 2 requêtes d'Air Tahiti qui demandait à être indemnisée pour compenser le coût des dessertes minimales pour les lignes déficitaires dites de désenclavement, en 2014 et 2015, ainsi que 2018 et 2019, ont été rejetées.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV