dimanche 1 août 2021
A VOIR

|

Vidéo – Les malades polynésiens en visite au musée Branly à Paris

Publié le

Publié le 09/05/2018 à 9:00 - Mise à jour le 09/05/2018 à 9:00
Lecture 2 minutes

Des colliers de coquillages en échange d’une immersion au cœur du fenua à 18000 km de là. Une vingtaine de Polynésiens a visité le musée du Quai-Branly Jacques Chirac à Paris, vendredi dernier. Cette sortie a permis à ces évacués sanitaires en métropole de changer du quotidien.

C’était une première pour Jessica Lemaire-Hanere, maman du petit Eliakim, évasané. L’enfant est atteint de la maladie de l’œsophage. Son système digestif doit être dilaté en permanence. Le bébé et sa mère sont obligés de passer leur temps entre les murs de l’hôpital.

Outre le combat contre la maladie, cette originaire de Huahine doit aussi gérer l’éloignement. La découverte des collections consacrées à la Polynésie lui a remonté le moral. Elle explique :

« Cela fait du bien quand même. Cela fait des souvenirs des ancêtres. Cela me fait rappeler beaucoup ma grand-mère qui faisait de l’artisanat. Heureusement qu’il y a les réseaux sociaux mais ce n’est pas pareil quand on les sert dans ses bras. »

Alexandra Mao, étudiante en Lettres, elle, en est à son deuxième musée visité en seulement quelques semaines. Atteinte d’une leucémie, elle est soignée dans l’Hexagone depuis huit mois et a subi une greffe de moelle osseuse. Elle en profite pour faire le plein de découvertes. Elle souligne :

« Je suis agréablement surprise, ravie de voir des différentes civilisations. On comprend qu’il y a des similarités avec la Polynésie. C’est vraiment intéressant. »

Ces visites gratuites pour les malades polynésiens sont possibles grâce à une convention entre le Pays et la direction du musée. Deux ou trois autres sorties devraient être organisées dans l’année. Pour les Polynésiens qui se battent contre la maladie, elles permettent de redécouvrir les couleurs du fenua et d’en mettre un peu plus dans leur vie. 

Rédaction web avec ​Solène Boissaye 

Le reportage de Solène Boissaye

infos coronavirus