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L’Océanie convoitée

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Publié le 23/11/2016 à 13:11 - Mise à jour le 23/11/2016 à 13:11
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L’idée de ce colloque est venue à Jean-Marc Regnault, lors d’un séjour qu’il a effectué au Vanuatu. « J’avais été absolument stupéfait de voir à quel point les Chinois étaient présents. Ils construisaient le nouveau parlement, en y mettant des moyens absolument considérables. »

L’historien et Sémir Al Wardi, politologue,  se sont alors posés des questions sur ce qui attirait à nouveau les puissances étrangères dans l’Océanie. « Notre attention a été attirée par un colloque au Sénat en 2013, où des représentants de l’Etat ont montré l’intérêt nouveau que l’Océanie représentait pour eux. »

Pour l’historien, « il y a l’enjeu des voix à l’ONU. chaque petit état, si il est indépendant, a une voix à l’ONU ».  Pour résumer, 10 petits états océaniens peuvent faire basculer une majorité à l’ONU. D’où l’intérêts des grandes puissances de se les mettre dans la poche.

« Et il y aussi le nouvel enjeu des ressources dans un monde où elles commencent à manquer. » Mais attention, l’Océanie n’est pas le nouvel Eldorado pour autant. « D’abord il ne faut pas confondre le Pacifique nord et le Pacifique Sud. » précise Jean-Marc Regnault, poursuivant, « On a assisté à des colloques où on parlait du Pacifique comme l’océan du troisième millénaire. Oui, mais l’océan du troisième millénaire, c’est le Pacifique Nord !, pas le Sud. »

Malgré tout, explique Jean-Marc Regnault, le fait que le Pacifique Nord devienne un enjeu très important pour le monde de demain, engendra des retombées pour le Pacifique Sud. Même si, « Elles sont moindres » tempère t-il.  « Il y a aussi les enjeux des nouvelles ressources, mais qui sont à un horizon de trente à quarante ans. »

La question est de savoir si la convoitise des grandes puissances envers les petits pays océaniens représente une opportunité ou un danger pour ceux-ci. « L’objet du colloque est d’étudier cela sous toutes ses formes. Il y a les nations qui convoitent, il y a les nations convoitées, qui, quelque fois sont heureuses d’être convoitées et qui parfois sont réticentes à la convoitise ».

Les chercheurs lors de ce colloque, vont essayer de faire la lumière sur cette problématique et de faire la balance entre l’intérêt que peuvent représenter les grandes puissances et également tous les dangers qui peuvent en découler.
 

Rédaction Web avec JB Calvas et Jessica Doucet

Le programme complet du colloque

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