mercredi 5 août 2020
A VOIR

|

Des économies et moins de CO2 dans l’atmosphère avec le Swac du CHPF

Publié le

Publié le 04/10/2017 à 13:26 - Mise à jour le 04/10/2017 à 13:26
Lecture 3 minutes

Le SWAC (Sea Water Air Conditing), projet initié depuis la construction du CHPF est aujourd’hui sur les rails avec la sélection du maître d’œuvre, étape décisive pour ce projet. A l’issue d’une longue procédure de passation du marché pour les missions de maîtrise d’œuvre, le Conseil des Ministres du 11 septembre a attribué le marché au groupement Creocean SA – Luseo Pacific.
 
Michel Colinet, directeur de projet offshore chez Creocean SA, nous en dit plus sur le SWAC. « C’est le principe d’une pompe d’aspiration avec une conduite maritime qui amène l’eau jusqu’à des échangeurs qui réfrigèrent l’eau et la distribuent ensuite dans des réseaux secondaires alimentant le CHPF pour la climatisation. »
 
Creocean n’est pas le premier venu sur ce type d’installation. « Nous étions maître d’œuvre sur le SWAC de Tetiaora (NDLR: le Brando utilise ce principe pour la climatisation de ses chambres) et nous avions réalisé en 2009 toutes les études préliminaires pour celui du CHPF. »
 
Les travaux débuteront en 2019 pour une réception des travaux deuxième semestre 2020. « Nous avons été choisis pour définir les différents ouvrages maritimes et terrestres, puis d’ici un an, un appel d’offres sera lancé pour définir les entreprises qui œuvreront à la réalisation de ceux-ci. » Si l’appel d’offres sera soumis à l’international, rien n’empêche les entreprises locales de soumettre une offre.
 
Concrètement, Creocéan pilotera globalement l’opération avec une spécificité liée à la partie maritime, sa spécialité, et l’aspect technique lié aux infrastructures terrestres sera traité par Luseo Pacific qui est installée à Papeete.
 
Si l’investissement est de trois milliards, Michel Colinet estime pouvoir réduire quelque peu les coûts. « Au fur et à mesure qu’on développe ce type de projet et de produit, on apprend et en apprenant, on optimise, et donc on diminue les coûts et on espère pouvoir diminuer les factures qui jusqu’à présent, sont assez élevées, notamment ceux qui sont liées à la partie maritime. »
 
 
Techniquement parlant, le travail de Creocéan sera de trouver le meilleur tracé dans la baie de Taaone et ensuite en mer pour amener le collecteur en eau profonde. « Plusieurs études en bathymétrie ont été faites (NDLR: science de la mesure des profondeurs et du relief de l’océan pour déterminer la topographie du sol de la mer), donc la zone on la connaît assez bien. Maintenant le travail à faire par le maître d’œuvre sera de concevoir le meilleur système qui soit à la fois le plus optimisé en terme de coût, mais aussi le plus robuste pour pouvoir tenir face aux houles. », explique Stéphane Bitot conseiller technique au ministère des Energies.
 
Du côté du ministre des Energies, Heremoana Maamaatuaiahutapu, on est pas peu fier d’être le leader sur ce type d’énergie. « La Polynésie est leader sur ce type de technologie, qui s’exporte car le CHU de La Réunion va aussi s’équiper d’un SWAC pour la climatisation de son hôpital ».
 
Pour le ministre, si l’investissement est lourd, trois milliards Fcfp, celui-ci sera rentabilisé. « En moins de 10 ans, on pourra amortir les investissements, et les économies que l’on fera permettra à l’hôpital d’avoir une gestion un peu plus simple de son budget. On est aujourd’hui sur 800 millions de facture pour l’électricité et la climatisation à l’hôpital et l’on espère réduire de 350 millions la facture et cela fera 10 tonnes de CO2 de moins dans l’atmosphère. »
 

Rédaction Web avec Thomas Chabrol
 

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV