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Marcel Tuihani : “Il ne faut jamais négliger la force de Gaston Flosse”

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Publié le 19/06/2017 à 13:57 - Mise à jour le 19/06/2017 à 13:57
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« Jamais je ne m’enfuirai comme ont fait les autres et je ne ferai pas de la politique ailleurs qu’au Tahoeraa », affirmait Marcel Tuihani en mars 2016 à Tahiti-Pacifique. Pourtant, deux lettres de démission étaient posées sur le bureau du parti début juin. Les deux Marcel Tuihani, père et fils, n’ont pas fui le Tahoeraa, mais plutôt un homme. « Je respecte Gaston Flosse mais j’ai un père et je n’ai qu’un seul père », explique Marcel qui n’a pas supporté « l’humiliation » que son père « a pu subir ».

Il ajoute : « j’étais un spectateur malheureux de cette situation, donc oui, j’ai tenu ses propos (à Tahiti-Pacifique) », mais maintenant « je sais ce que c’est que la trahison ».

Le parti a essuyé une défaite historique aux législatives. Pour la première fois, aucun député orange ne siégera à l’Assemblée nationale. Le Tahoeraa peut-il rebondir ? « Le redressement du parti politique ne peut se faire qu’à une seule condition : il faut revoir l’ensemble des fondamentaux d’aujourd’hui et revenir dans ses vraies valeurs d’hier », analyse Marcel qui met en garde : « Il ne faut jamais négliger la force de Gaston Flosse ».

 

Et le parti serait endetté. Même ses propres membres ne paient plus leur cotisation au parti. Seuls 6 représentants sur 16 l’auraient payée, laissant dans la caisse un trou supplémentaire de 3 millions chaque année. « Est-ce que ceux qui ne cotisent pas encore aujourd’hui ont eu l’autorisation du président du parti ? Il faut s’adresser à lui », explique l’ancien président délégué du parti. 

Si Marcel Tuihani a divorcé avec le Tahoeraa, il le côtoie toujours à l’assemblée puisqu’il y siège au nom du parti. Pour l’instant, il souhaite s’engager dans la campagne des municipales à Papeete. Mais « que se passera-t-il demain ? Attendons que les choses se fassent », conclut-il 
 

Rédaction web

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