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Procès Sarah Nui 2 : Alfonsi reconnait a minima, Danielson nie jusqu’au bout

Un selfie de Tamatoa Alfonsi au Mexique, avec des kilos d'ice. Le cliché a été découvert par les enquêteurs lors de leurs investigations.

« Je n’ai jamais fait d’importation. Quiconque aurait été arrêté avec Tamatoa au Mexique aurait été considéré comme son bras droit. J’étais au mauvais endroit au mauvais moment ». Maitai Danielson n’a jamais changé de ligne de défense tout au long des débats, malgré les déclarations de nombre de prévenus, des écoutes et autres éléments matériels le mettant en cause. Comme ces mules expliquant qu’il dissimulait la drogue dans des glacières ou des appareils de Karaoké pour la faire entrer en Polynésie.

« Il y a plein de suppositions. Avec cette drogue, tu vois des choses, tu inventes des choses », dit-il à plusieurs reprises au président Nicolas Leger qui le presse de questions.

Lui déclare s’être régulièrement rendu à Tijuana, mais uniquement pour faire la fête. « J’ai toujours été contre l’ice et c’est toujours ma position. J’étais leur copain, pas leur papa », lance-t-il même sans ciller en parlant des Polynésiens qu’il côtoyait sur place.

Quant au cartel de Sinaloa, dont l’ombre plane sur le procès, « ça n’existe pas » affirme Danielson qui dit n’avoir jamais vu aucun de ses membres.

« Je suis le seul responsable »

Tamatoa Alfonsi

Le cartel justement. Tamatoa Alfonsi, qui vivait à Tijuana, ne s’est pas non plus épanché sur le sujet. Pas un mot sur Alberto son « garde du corps » ou sur le dénommé Luis, lieutenant présumé du milieu mexicain. Non « par peur », assure -t-il : « Je suis le seul responsable et je n’ai pas envie de mettre d’autres gens dedans. Ils n’ont rien fait ».

Au final, Alfonsi reconnait donc l’importation d’environ 3,6 kilos d’ice au fenua sur les 40 kilos évoqués dans le dossier. Drogue transportée par des mules ou envoyée par colis et revendue localement par divers dealers.

Il y a peu encore Tamatoa Alfonsi se rêvait en « parrain du Pacifique » comme en témoigne une lettre de sa main retrouvée dans sa cellule.

Mais aujourd’hui il assure ne plus être le même homme : « Je n’ai jamais été aussi bien sevré que maintenant. J’ai arrêté dans ma tête. Je n’ai plus envie de fumer de l’ice. J’ai 42 ans et j’ai envie de me reconstruire avec ma famille ».

Le procès reprend demain avec les réquisitions du procureur, suivies des premières plaidoiries de la défense.

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