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Yves Lemonnier, rescapé d’un crash aérien

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Yves Lemonnier est un des passagers de l'avion qui s'est abimé en mer en 2009. Il s'agissait d'un Cessna avec à bord son pilote et deux passagers, dont Yves. Tous sont sortis indemnes de cet accident.

Publié le 16/03/2021 à 10:13 - Mise à jour le 16/03/2021 à 14:21
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Yves Lemonnier est un des passagers de l'avion qui s'est abimé en mer en 2009. Il s'agissait d'un Cessna avec à bord son pilote et deux passagers, dont Yves. Tous sont sortis indemnes de cet accident.

Yves Lemonnier revient sur l’un des derniers crashs aériens qui s’est produit en Polynésie, le 1er novembre 2009. Passager du Cessna, il témoigne.

“Il y a deux raisons pour lesquelles on s’en est bien tiré. La première, c’est qu’on avait un pilote ultra confirmé puisque c’était pour une activité de parachutisme donc on a besoin de pilotes qui ont des qualifications particulières pour ça. D’autre part, on naviguait entre Faa’a et l’aéroport de Moorea, c’est-à-dire dans une zone qui est relativement fréquentée, donc sous l’œil pratiquement des contrôleurs. Et à l’époque, il y avait Air Moorea qui tournait aussi fréquemment. Quand on s’est crashé, ils ont tourné au-dessus de nous pour signaler notre position en attendant que des bateaux viennent nous récupérer.”

Ce jour-là, Yves, président d’un club de parachutisme, se rend à Moorea pour récupérer un groupe de parachutistes. C’est peu de temps après le décollage que le moteur de leur Cessna s’arrête.

“Le moteur s’est arrêté, on était à 200-300 mètres d’altitude à peu près. Le pilote a essayé de le redémarrer. Bien sûr, le moteur ne voulait rien savoir donc à ce moment-là, le pilote a commencé à faire demi-tour. On avait passé le récif, on était déjà un peu plus au large donc avec du fond. On voyait qu’on perdait de l’altitude et qu’on n’arriverait pas sur l’aéroport, et le pilote en était conscient sûrement. Il a tout fait pour amerrir, il s’est posé en mer et curieusement, l’avion a commencé à couler. La porte du pilote a sauté. […] On est sorti tous les trois par le côté pilote […]. Après, le moteur bien sûr plus lourd a commencé à couler. Entre-temps, on était revenu en surface plus ou moins […] et en vrillant, l’avion est descendu”.

Yves, le pilote et l’autre passager se sont agrippés à un sac de parachute en attendant les secours qui sont arrivés au bout d’une demi-heure. Bilan de l’accident : un appareil au fond de l’océan, un hématome à la tête et une très grosse frayeur.

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