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Vaiiti et Stéphane, deux étudiants polynésiens confinés en métropole

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En une semaine, les mesures de confinement se sont énormément durcies en métropole et pour les Polynésiens de l’Hexagone, les situations et les décisions ont pu varier au cas par cas. Notre correspondant à Paris a joint deux d’entre eux, des étudiants qui ne vivent pas le confinement de la même manière : l'une en foyer à Paris, l’autre parti en Normandie.

Publié le 22/03/2020 à 14:31 - Mise à jour le 22/03/2020 à 14:31
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En une semaine, les mesures de confinement se sont énormément durcies en métropole et pour les Polynésiens de l’Hexagone, les situations et les décisions ont pu varier au cas par cas. Notre correspondant à Paris a joint deux d’entre eux, des étudiants qui ne vivent pas le confinement de la même manière : l'une en foyer à Paris, l’autre parti en Normandie.

Paris est vide. Beaucoup de Parisiens ont migré dès les premières mesures de confinement. Ceux qui sont restés doivent respecter des règles strictes de sortie. C’est le cas de Vaiiti Raygadas, étudiante en 1re année de double licence économie-sciences politiques à Paris 1 Panthéon Sorbonne, qui loge dans un foyer international où les trois quarts des résidentes sont parties. Mais cette première semaine de confinement s’est bien passée pour elle.

« Je ne ressens ni l’ennui ni le besoin de sortir, confie-t-elle. On est à peu près 30 là, c’est super sympa, il y a un esprit de solidarité qui s’est développé. On fait aussi plein d’activités. D’habitude tout le monde est occupé par ses cours, par ses amis externes au foyer, alors que là on a franchement que ça à faire« , sourit-elle.

Et puis Vaiiti a quand même des cours et exercices à rendre en ligne. Mais ce n’est pas le cas de Stéphane Duflocq, doctorant en chimie thérapeutique qui poursuit ses études à Lyon. Il s’est donc mis au vert en Normandie dès le début de la semaine.

« Pour moi ce n’est pas évident parce que je suis en dernière année de thèse de sciences, explique-t-il. Je suis censé faire beaucoup de manip’ et là j’ai mon labo qui est fermé, donc c’est un sacré coup dur. J’ai ma thèse qui est arrêtée, donc on prend sur soi et puis c’est comme ça. On prend tous conscience que ce confinement est essentiel et qu’il va être prolongé, ça c’est une évidence, parce que deux semaines c’est beaucoup trop court. »

Aucun des deux n’est donc rentré au fenua, mais chacun avec ses raisons. Pour Stéphane, « il y avait un risque de transmission de virus et puis c’était pas du tout écolo de rentrer pour le confinement et revenir en métropole après. Donc j’ai préféré rester ici. C’est difficile mais on fait avec. »

Quant à Vaiiti, « pour moi rentrer à Tahiti, ça veut dire que ce sont les vacances, et du coup ça n’aurait pas été un environnement propice à continuer à étudier ».

Tous les deux estiment que les mesures de confinement sont nécessaires, ils exhortent mêmes les Polynésiens à éviter de faire les mêmes erreurs que certains Parisiens.

REPORTAGEEric Dupuy

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