Réforme des retraites : le mouvement s’essouffle    

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Comme en métropole, ce jeudi marquait le nouvel appel national à la grève au fenua. Comme en métropole, le mouvement social faiblit. À Papeete, près de 300 personnes manifestaient contre la réforme des retraites derrière l’intersyndicale des fonctionnaires d’État, tandis que les syndicats FSU et FO organisaient, à Punaauia, une assemblée générale poursuivant le même objectif.

Publié le 16/02/2023 à 18:04 - Mise à jour le 16/02/2023 à 18:04

Comme en métropole, ce jeudi marquait le nouvel appel national à la grève au fenua. Comme en métropole, le mouvement social faiblit. À Papeete, près de 300 personnes manifestaient contre la réforme des retraites derrière l’intersyndicale des fonctionnaires d’État, tandis que les syndicats FSU et FO organisaient, à Punaauia, une assemblée générale poursuivant le même objectif.

Mobilisations contre la réforme des retraites, acte 5. À Papeete ce matin, près de 300 grévistes de la fonction publique ont fait écho au mouvement national contre la réforme des retraites. Si les rangs sont plus clairsemés que lors de la dernière marche, le message reste le même, rappelle Diana Yieng Kow, secrétaire générale du syndicat STIP AEP UNSA : « Non à la retraite à 64 ans, entonne-t-elle. Aujourd’hui c’est encore plus symbolique puisqu’on a le comité interministériel sur l’extinction de l’ITR (Indemnité Temporaire de Retraite). Nous demandons une compensation promise de cet ITR ». 

Parmi les manifestants, nombreux sont ceux qui expriment leur lassitude : « Je n’ai pas encore 60 ans, je suis à l’approche de la retraite et je sens déjà la fatigue, déplore un gréviste. Je suis des Australes, je suis enseignante dans une petite école de Raivavae. Si j’avais été ici je serais venue à chaque manifestation« .

Sit-in et flashmob étaient également au programme de la mobilisation portée par l’intersyndicale. Mais les rangs des grévistes sont aujourd’hui explicitement divisés. Sous un tout autre format, c’est au lycée hôtelier de Punaauia que les syndicats FSU et FO se sont mobilisés. Les différentes organisations syndicales n’ont pas le même avis sur la place de l’ITR dans le débat actuel, comme l’explique Maheanuu Routhier, secrétaire général adjoint de la FGF-FO : « À la grève du 19, on s’était rencontrés et il était question de ne pas parler d’ITR. Aujourd’hui, ce n’est pas vraiment le souci« , glisse-t-il.

Assemblée générale de la CSTP-FO au lycée hôtelier de Punaauia (Crédit Photo : TNTV)

Le point de litige primordial reste selon lui « le passage à 64 ans […] Nous, ce qu’on demande, c’est une retraite avec un taux de remplacement de 75%« , conclut-il.

La prochaine manifestation contre la réforme des retraites se tiendra le 7 mars. Un sixième acte auquel se préparent déjà les syndicats de fonctionnaires.

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