Réforme des retraites : deux fois moins de grévistes pour le round 3

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La troisième journée de grève contre la réforme des retraites la mobilisation a connu un net recul par rapport à la semaine dernière. Une tendance qui se confirme également sur le plan national. Si l’intersyndicale en métropole reste unie, les syndicats polynésiens sont quant à eux divisés

Publié le 07/02/2023 à 18:17 - Mise à jour le 08/02/2023 à 10:58

La troisième journée de grève contre la réforme des retraites la mobilisation a connu un net recul par rapport à la semaine dernière. Une tendance qui se confirme également sur le plan national. Si l’intersyndicale en métropole reste unie, les syndicats polynésiens sont quant à eux divisés

La mobilisation contre la réforme des retraites se dégonflerait-elle en Polynésie ? Les chiffres émanant du gouvernement parlent d’eux-mêmes. Puisqu’en une semaine les syndicats enregistrent plus de deux fois moins de grévistes.

Un effectif en nette baisse qui pour Diana Yen kow, représentante UNSA, s’explique par des raisons économiques : « Nos fonctionnaires, surtout les B et les C, sans les stigmatiser, ce sont souvent les seuls qui ont un revenu dans la famille et trois jours de grève c’est dur pour eux. Donc il faut qu’on soit réalistes. »

Un manque de mobilisation qui influe certes sur l’impact de cette troisième journée de mobilisation, mais qui ne change rien aux motivations de ce mouvement social, assure Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP-FO : « Bien sûr ça a faibli, mais c’est comme ça. On a l’habitude. Il y a des gens qui sont fatigués, qui ne veulent plus faire la grève. c’est le principe même. jean Jaurès disait : lorsque chacun fait un effort, c’est pour le combat de tous. On sait très bien qu’il y en a qui ne vont pas faire grève. Mais si on gagnait, ils en bénéficieraient. »

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Outre la mobilisation en berne, une autre problématique semble toucher l’intersyndicale. Car ce matin, au pied de la stèle aux morts de l’avenue Pouvana’a a Oopa, c’était l’effet deux salles deux ambiances. Les principales centrales syndicales ont décidé de faire bande à part. Si les uns appellent au sit-in voire au durcissement du mouvement, les autres laissent libre choix à leur base. Serait-ce le signe d’une division ? Pour Haretaua Ellacott, déléguée syndicale FO, « il faut croire que oui. Ils sont à côté, ils sont là. On ne leur a pas dit de ne pas se joindre à nous »

Des tensions qui seraient montées d’un cran lors de la manifestions du 31 janvier dernier : « Lors de la grève il y a eu des personnes avec des consignes, qui nous les ont imposées. »

Pour l’UNSA qui avait initié cette intersyndicale, on joue la carte de l’apaisement : « On reste courtois mais chacun campe sur ses positions. En tout cas pour Unsa éducation, dans la fonction publique, nous sommes ultra majoritaires, c’est un fait, assure Diana Yen kow. Donc à un moment donné on accepte. je suis respectueuse de leur choix. J’étais à l’initiative de l’intersyndicale, qui s’est effritée. »

Les deux plateformes syndicales ont quitté les lieux en fin de matinée et ont été reçues dans la foulée par les autorités du Pays et de l’Etat. Des réunions qui ont permis d’échanger sur certaines problématiques liées aux outre-mer : « La vie en Polynésie française est beaucoup plus chère qu’en métropole, rappelle Patrick Galenon. C’est de l’ordre d’après l’INSE de 40%. Donc il faut considérer ces choses là. Et puis la longévité est différente dans les pays tropicaux et en France. De l’ordre de 8 à 9 ans »

Unis en tous cas sur le fond, les syndicats donnent d’ores et déjà rendez-vous ce samedi 11 février pour une nouvelle journée de mobilisation.

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