Le chantier du terminal de gaz de Hitia’a officiellement ouvert

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Après le pétrole, la téléphonie et la presse, Albert Moux s'attaque au marché du gaz. Sa société Mana Ito lance la construction d’un grand terminal de gaz à Hitia’a, dont la pose de la première pierre a eu lieu ce matin. Montant total de l’investissement : 4 milliards de francs.

Publié le 16/03/2023 à 16:55 - Mise à jour le 17/03/2023 à 9:38

Après le pétrole, la téléphonie et la presse, Albert Moux s'attaque au marché du gaz. Sa société Mana Ito lance la construction d’un grand terminal de gaz à Hitia’a, dont la pose de la première pierre a eu lieu ce matin. Montant total de l’investissement : 4 milliards de francs.

Le deuxième terminal de gaz de Polynésie s’apprête à sortir de terre, à Hitia’a. Situé au pk 39, ce site sécurisé sera exploité par Mana Ito, société d’Albert Moux. Il permettra la réception maritime de gaz de pétrole liquéfié (GPL), type butane et propane. Le gaz sera stocké et conditionné sur place, au moyen d’un dispositif logistique conséquent.

Deux à trois livraisons de gaz sont ainsi prévues par an. Le stockage sera réparti dans 3 cuves cylindriques mises sous talus, avec une capacité de 1100 tonnes par cuve. 3000 tonnes au total, de quoi doubler les capacités de stockage actuelles à Tahiti selon les porteurs du projet.  

« On essaie de trouver l’emplacement depuis 35 ans, ce n’est pas évident, glisse M. Moux. On a tenté à Taravao, on a tenté Nivee, non plus et là c’est bon. […]

La fin d’une situation monopolistique dénoncée par l’homme d’affaire, qui affirme que la concurrence en matière de gaz sera bénéfique, in fine, « bonne pour la population« . Ce dernier a également tenu à dissiper les doutes sur la possibilité d’accueillir deux structures de ce type sur le territoire : « on n’est pas fous, s’il n’y a pas la place pour deux on le fait pas ».

Albert Moux, propriétaire de la société Mana Ito qui gérera le terminal (Crédit Photo : Tahiti Nui Télévision)

La sécurité avait fait l’objet d’inquiétudes à l’annonce du projet, il y a plus de deux ans. Mais Mano Ito se veut rassurante: « Dans le gaz, la sécurité ce n’est pas une option, c’est le leitmotiv« , assure le directeur général Sébastien Millot. Les cuves seront protégées de toute agression thermique ou mécanique par un ouvrage de type sarcophage. Le site est également distant de plus de 300 m de toute habitation.

« On a des systèmes automatisés de détection et d’action en cas d’évènement. On respecte les normes européennes certes, mais aussi internationales. Le gaz est un milieu très normé et ça ne laisse pas le choix à l’improvisation« , précise M. Millot.

Du côté de la population de Hitia’a, on se réjouit de la création annoncée des 40 emplois autour du terminal, en plus des prestataires qui travailleront sur le chantier. Si certains opposants au projet s’étaient manifestés par le passé, ce dernier semble aujourd’hui faire l’unanimité, selon le président de l’association Fa’ahotu ia Hitia’a Émile Vernier « Quand il y a eu l’enquête de commodo et incommodo, sur 120 signatures, il n’y avait que 10 contre. Ça nous suffisait, résume-t-il.

Les habitants sont particulièrement vigilants sur la pollution que peut engendrer un tel projet. Les promoteurs ont ainsi promis de mettre en place un comité de suivi : « Ils m’ont demandé d’y être, continue M. Vernier. Je veux être les yeux et les oreilles des habitants. Je ne serai pas tout seul, on sera quelques uns ». 

Ce matin, Albert Moux a également confirmé qu’une station-service serait également créée sur la commune. Des bonbonnes de GPL y seront commercialisées. La station devrait être inaugurée en même temps que le terminal gazier, en 2024.

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