A VOIR

|

CHPF : la grève est levée

Publié le

Le protocole d’accord mettant fin à la grève au CHPF a été signé en début d’après-midi, ce vendredi, par le gouvernement, la direction de l'hôpital et les organisations syndicales. Les représentants du personnel se disent satisfaits d'avoir obtenu des garanties à moyen terme, notamment des moyens humains pour les urgences vitales ou la réouverture de l'école d'infirmières.

Publié le 20/01/2023 à 16:20 - Mise à jour le 20/01/2023 à 16:20
Lecture 2 minutes

Le protocole d’accord mettant fin à la grève au CHPF a été signé en début d’après-midi, ce vendredi, par le gouvernement, la direction de l'hôpital et les organisations syndicales. Les représentants du personnel se disent satisfaits d'avoir obtenu des garanties à moyen terme, notamment des moyens humains pour les urgences vitales ou la réouverture de l'école d'infirmières.

Le personnel soignant de l’hôpital de Taaone avait entamé la grève hier, après l’échec des négociations avec le gouvernement la semaine passée. Ils étaient environ 400 à s’être déplacés de l’hôpital à la Présidence, exigeant des moyens supplémentaires et de nouvelles discussions avec le président du Pays.

Finalement, le protocole d’accord mettant fin à la grève a été signé ce vendredi en début d’après-midi par le ministre de la Santé, celui des Finances et de l’Économie en charge de la PSG, ainsi que par la direction générale du CHPF et les organisations syndicales.

On a ce qu’il faut pour travailler dans les meilleures conditions, pour la santé du patient“, s’est réjouie Mireille Duval, représentante syndicale SPCHDT/ CTSP – FO. On a une visibilité sur 2-3 ans, c’est ce qu’on voulait“. Le déblocage de 2,4 milliards par la CPS dans un premier temps et le vote de la dotation exceptionnelle, dans un second temps, seront bien inscrits dans le dialogue de gestion, une revendication essentielle du personnel depuis le début du conflit.

Un comité de dialogue social assurera la continuité des discussions entre les représentants du personnel et le Pays. Si la dotation globale de fonctionnement sera bien discutée chaque année avec la CPS, le gouvernement se positionne sur des budgets pluriannuels de 3 ans.

230 millions Fcfp pour l’unité d’urgences vitales

Sujet de discorde entre les parties : le budget alloué à la SAUV, la salle d’accueil des urgences vitales, instaurée par une loi de Pays il y a une douzaine d’années, mais non fonctionnelle, par manque de personnel qualifié.

Cette unité avait été ouverte exceptionnellement pendant la crise Covid, mais nécessitait de nouvelles ressources humaines pour être pleinement opérationnelle. “On a trouvé des voies et moyens de financer ces activités“, assure Jacques Raynal, ministre de la Santé. Quelque 230 millions Fcfp seront ainsi débloqués.

Un soulagement pour Tony Tekuataoa, chef du service des urgences, pour qui la qualité des soins s’était dégradée : “Cela fait 12 ans qu’elle existe fonctionnellement mais qu’on n’a pas les ressources […] Aujourd’hui, on a la capacité et la possibilité de recruter en local, on pourrait être opérationnels très rapidement“.

Réouverture de l’école d’infirmerie

Autre point de négociation : la formation des infirmiers, que le Pays s’est engagé à développer : “On va faire en sorte que nos infirmiers qui veulent faire une formation de IADE (infirmiers anesthésistes) ou d’IBODE (infirmiers de bloc opératoire) soient facilités dans cette tâche“, affirme M. Raynal. Avec “de quoi faire la formation théorique” au fenua, dans le cadre de l’Institut de Formation des Professions de Santé, ces infirmiers ne seront donc plus contraints à rester 2 ans ou plus en métropole pour achever leur formation.