A VOIR

|

Baisse des cotisations maladie : un coup de pouce à minima

Publié le

Vous l’avez peut-être déjà observé ? Votre salaire a augmenté depuis ce 1er octobre. Une progression due aux 2 points de baisse de vos cotisations maladie. Un geste du gouvernement sensé redonner du pouvoir d’achat aux salariés et une baisse de charges pour les entreprises. Mais est-ce suffisant ?

Publié le 24/10/2022 à 18:07 - Mise à jour le 25/10/2022 à 9:29
Lecture 3 minutes

Vous l’avez peut-être déjà observé ? Votre salaire a augmenté depuis ce 1er octobre. Une progression due aux 2 points de baisse de vos cotisations maladie. Un geste du gouvernement sensé redonner du pouvoir d’achat aux salariés et une baisse de charges pour les entreprises. Mais est-ce suffisant ?

2 points de baisse des cotisations maladie à partir du 1er octobre : les 69 000 salariés du fenua devraient le remarquer sur leur fiche de paye.

La mesure avait été annoncée en avril, au moment de la mise en place de la CPS anciennement appelée TVA Sociale. “Il était normal de rendre une partie de cette taxe, de ce prélèvement, aux salariés. Donc la décision a été prise au niveau du conseil d’administration par les administrateurs, de baisser de deux points la cotisation sur la maladie. c’était un peu le geste du rendu et de la parole donnée”, explique le ministre Yvonnick Raffin.

“La décision qui a été prise par le conseil d’administration du 16 septembre et ratifiée par le conseil des ministres, c’est une baisse des cotisations maladie à hauteur de deux points, au 1er octobre. Et si cette décision a été prise, c’est parce que les éléments budgétaires de 2022 étaient suffisamment probants pour permettre cette décision qui avait été prévue et annoncée suite à la mise en place de la TVA sociale au 1er avril et qui permet de financer la protection sociale en complément des cotisations et donc du coût du travail, souligne le directeur de la CPS Vincent Fabre. On a une reprise assez significative des emplois sur 2022, qui aujourd’hui a dépassé le niveau de 2019. Et la reprise des emplois en 2022 a été beaucoup plus rapide que ce qui était prévu quand on avait construit le budget 2022 dans une période de crise sanitaire intense.”

Une valorisation des salaires qui représente un manque à gagner de 4,5 milliards par an pour la CPS. D’où la hausse en contrepartie de 1% sur la tranche A des retraites. Mais concrètement comment cela se traduit-il sur votre bulletin de salaire ?

Pour un smig valorisé à 162 973 Fcfp brut, le salarié se verra augmenter de 554 Fcfp net par mois.  

Pour des salaires bruts de 200 000 à 350 000 Fcfp, le salarié se verra respectivement augmenter de 680 et 1474 Fcfp net.

Du côté des patrons qui cotisent aux deux tiers à la branche maladie, ont fait les comptes. Car pour un salarié au smig, l’entreprise fait une économie de 1 108 Fcfp sur ses charges patronales.

Elle s’élèvera à 1 360 Fcfp et 2 948 Fcfp pour des salaires bruts de 200 000 Fcfp et de 350 000 Fcfp

Pour Dany Dana, commerçant et président de Papeete centre-ville, c’est insuffisant : “Si j’économie 1300 Fcfp par salariés, je ne sais pas comment je vais faire pour répercuter mes prix sur 1300 fcfp par mois d’économies. Ça parait improbable. Il faut aller au-delà de ça. Je pense que le gouvernement ou en tout cas les décideurs, doivent être un peu plus courageux.”

Selon le Pays une série de mesures devraient venir renforcer ce programme de maintien du pouvoir d’achat : “Nous devons nous adapter. Là nous négocions avec la fédération du commerce pour bloquer les prix pour un panier spécifique. Nous sommes en passe de signer un accord, annonce Yvonnick Raffin. Nous négocions avec les transporteurs de carburant. Nous sommes en passe de trouver quelque chose pour venir remettre les choses pour que chacun participe à l’effort de guerre.”

Des projets de loi qui devraient être étudiés ce mercredi en conseil des ministres avant d’être votés à l’assemblée en fin d’année.